TOURNÉ VERS L’INTÉRIEUR

Tourné vers l’intérieur comme vers le lointain

J’ai essayé de développer cette formule mais c’est resté à l’état de brouillon

Pourtant je la maintiens et la fait lire sur ce blog en pensant qu’il est possible qu’elle inspire d’autres que moi : une lectrice, un spectateur, adeptes d’une pensée sauvage, qui aiment devant l’énigme ne jamais renoncer

Tournés vers le lointain comme vers l’intérieur

LE JOURNAL DES POÈTES

Dernière livraison 4 / 2024

La poésie parle à partir d’elle-même, elle n’explique rien, elle crée. Ne pas faire du mot un signe mais un organisme vivant et même accueillir la turbulente fraîcheur des mots tus, énigme à contre-sens du dire. Jean-Marie Corbusier Éditorial (Ce qui échappe à la volonté de l’auteur)

frontispice

JE ET TU À LA FOIS

Je et tu à  la fois et séparément

Je t’appelle tu m’écoutes

Ça nous parle et nous déparle

On sympathise ou bien c’est la hantise

De la rupture

Tu m’interpelles

Et tu t’aperçois que je pense à autre chose

À un petit morceau de vers

Ou de vermisseau

C’est l’instant des Amours jaunes

Comme des millepertuis

De ce poète contumace

Qui avait trop de noms

Pour avoir un nom

À tout hasard et par raccroc

On l’appelait Tristan Corbière

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Je ne suis personne

( affaire toujours à  suivre)

sur 3 vers de Tristan Corbière hypnographies Dorio

JE NE SUIS PERSONNE

Je ne suis personne absolument personne écrit l’étrange personne qui vivait à Lisboa et dont le nom portugais Pessoa signifiait (ça ne s’invente pas) Personne.

Un boa en effet dur à avaler pour une personne normale qui aspire à ne pas être rongé par le symptôme de l’Intranquillité.

Car il m’est difficile, en ce qui me concerne, de dire sans rire : Je suis sans identité.

(Affaire à suivre.)