POÉSIE MODE D’EMPLOI

Dix-huit ans d’obsession
Un texte chaque jour
Apparaître verbal
Sur ce blog de WordPress

Un texte à compléter
Un texte papillon
Comme un battement d’ailes
Pollinisant l’esprit

De l’Autre qui est en nous
Des autres qui le lisent
Dix-huit ans d’illusions
Et de belle utopie

Martigues 13 décembre 2023

APPEL À TEXTES, courts poèmes, proses et prosèmes.

En vis à vis, en ajouts aux « posts » de Poésie mode d’emploi

Envoyez vos rebonds et vos gambades à l’adresse ci-dessous

avec vos noms et si possible votre date de naissance

ils apparaîtront plutôt deux fois qu’une sur le blog

doriojeanjacques@gmail.com

à titre d’exemple voir le prochain « post »

d’un poème et d’un dessin qui m’ont été envoyés par courriel

37 HYPNOGRAPHIES

Pour Pauline Dorio

Jean Jacques Dorio 12 décembre 2023

Oui c’est moi qui seul ai réalisé ces gestes qui ont conduit à l’écriture de ces signes rêvés comme en état d’hypnose Mais mes 37 hypnographies n’existeraient pas sans ceux et celles qui ont fabriqué le papier et assemblé un carnet destiné aux « artistes » et sans celles et ceux qui ont conçu et réalisé ce petit bijou de stylo noir alimenté par de l’encre de Chine et terminé par un pinceau souple bien souple JJ Dorio mardi 12 décembre 2023 11h45 (pour fêter à la minute près une naissance qui m’est chère)

Repentirs :

il fallait ajouter 2 bougies à mes hypnographies du 12 décembre 2023

BÉER AUX CHOSES FUTURES OU AUX CHOSES PASSÉES ?

Que vais-je écrire? Je ne sais pas, tout ce que je sais c’est qu’au fur et à mesure de mon écriture sur le papier je vais le découvrir. Mais, façon d’annoncer la couleur, je ne vais écrire que ce que ma plume me dictera pour le plaisir. Le reste je l’écarterai. Je vais écrire pour mes lectrices, qui sont en ces temps de détresse et de « félicité insaisissable »,  » les véritables lecteurs »…béants aux choses futures, selon la formule du châtelain de Montaigne que j’ai revisitée hier en sautant des Essais aux Mémoires d’outre-tombe. Voilà, finalement je découvre que mon écriture cette nuit de mardi 12/12/2023 n’allait être qu’un tremplin au texte que j’ai remis sur le métier hier lundi et que je livre mélancoliquement à mes rares mais si précieux lecteurs.

124 BÉER « Montaigne dit que les hommes vont béant aux choses futures : j’ai la manie de béer aux choses passées. » Béant, béer, béer, béant. Encore heureux que Chateaubriand puisse surenchérir sur Montaigne. Et Marcel Proust, un peu plus tard, sur Chateaubriand. Et tant d’autres à leur suite, poursuivant ces commencements qui n’en finissent pas… de se multiplier. Chacun, chacune, y va de ses Mémoires, de ses créatures de fiction, mêlant « beaucoup de fables, à quelques vérités », faisant de sa vie « un roman ».« Avec toute la mélancolie de l’absence et de la jeunesse » relève l’écrivain de la Recherche, se réjouissant de comparer ses sensations de goût (la madeleine), source de mémoire involontaire, avec celles de l’ouïe chez Chateaubriand : « le gazouillement d’une grive perchée sur la plus haute branche d’un bouleau » à Combourg. Ce que le professeur de Littérature et psychanalyste, Pierre Bayard, appelle avec malice, « un plagiat par anticipation ».

Le livre d’une vie Comme une autrebiographie En mille et un fragments JJ Dorio (texte en cours)

Je fus tiré de mes réflexions par le gazouillement d’une grive perchée sur la plus haute branche d’un bouleau. A l’instant, ce son magique fit reparaître à mes yeux le domaine paternel. J’oubliai les catastrophes dont je venais d’être le témoin, et, transporté subitement dans le passé, je revis ces campagnes où j’entendis si souvent siffler la grive. Quand je l’écoutais alors, j’étais triste de même qu’aujourd’hui. Mais cette première tristesse était celle qui naît d’un désir vague de bonheur, lorsqu’on est sans expérience ; la tristesse que j’éprouve actuellement vient de la connaissance des choses appréciées et jugées. Le chant de l’oiseau dans les bois de Combourg m’entretenait d’une félicité que je croyais atteindre ; le même chant dans le parc de Montboissier me rappelait des jours perdus à la poursuite de cette félicité insaisissable. Chateaubriand Les mémoires d’Outre-tombe

LA POÉSIE

C’est un arc que l’on tend comme une lyre
C’est un souffle une voix une voie
C’est un rien un presque rien
Où passent ses blessures et ses joies
Et ce temps qui est et qui n’est pas
Coché sur le calendrier lu sur le journal
Mesuré sur la montre le sablier l’ordinateur
Elle se manifeste à sauts et à gambades
Les semelles de vent le coude sur la table
C’est l’innocence même l’enfance de l’art
Dans le monde délabré d’aujourd’hui
Paroles dorées paroles timides paroles cachées
Elle est là et n’est plus là
Elle est partie …la poésie

Martigues 11 décembre 2023