Mon nom est Personne Perdu dans le labyrinthe Du Temps retrouvé
Je ne parlerai pas Des arbres en feu Ni des bêtes En fuite Je ne dirai rien De l’épouvante des guerres De la terre De l’air Et des mers le Saccage Je parlerai Tout bas De la douceur du soir Et des poèmes Anciens L’espoir Au creux des mots Je parlerai Longtemps ... Danielle Nabonne

Je parlerai tout bas de la douceur des soirs
photographie de Danielle Nabonne Ozon (Hautes Pyrénées)
HAÏKU 01:51
On se dit dans la nuit Regarde-la bien ta nuit C’est pt’ être ta dernière
COMME UN QUI S’EST PERDU DANS LA PAGE PROFONDE
31 Comme un qui s’est perdu dans la page profonde Loin du « chemin » la ligne que suivent les gamins Qui apprennent à écrire Comme un qui perd la main Se voyant englouti par les remous de l’onde Comme une qui s’est perdue dans la forêt des mythes Lune, Diane, Hécate, aux cieux, terre et enfers Ornant cette matière où hésitante elle perd La voie, la route, la lumière, le sens de sa conduite Comme on voit ces vers qui vacillent empêchés de s’élever, libres et francs, dans la nuit d’un esprit égaré par des songes creux trop détachés de sa vie, alimentant ses douces rêveries Comme un qui se reprend qui desserre ses nœuds ce bien présent plus fort que son mal, il veut croire italiques Étienne Jodelle (1532-1573)
HAÏKU 00:54
Autour de minuit Pense au haïku dit la voix Dans la chambre blanche