TRADUIT DU SILENCE

Traduit de l’odeur inimaginable d’une rose du paradis

Traduit des divinités paisibles d’une musique faite avec un arc en ciel

Traduit des mounines et des mounaques remplies de paille que l’on pend aux arbres en fleurs pour éloigner les oiseaux

Traduit de la danse de Quetzacoatl le serpent aux belles plumes

Traduit de ce petit texte exposé aux interprétations les plus erronées

Traduit de la folie de rapporter le vrai et le faux à notre suffisance

Traduit du silence

vous pouvez lire « Traduit du silence » en bas, à l’envers

Après avoir vu ce portrait au Moma de New York en 1974

j’ai écrit un poème publié dans mon premier recueil « Itinéraires » (JP Oswald 1975)

on peut le lire en commentaire accompagné de 5 autres interventions

PARADIS PRÉSENT

Paradis présent… nulle nécessité à l’ordre de mes pensées… mais une confusion sans dessein : c’est le véritable ordre qui marquera toujours mon objet par le désordre même…

Paradis présent… nous habitons tous tant que nous sommes une cité sans défense…mais non sans enfance…non sans innocence…

Paradis présent… sur la scène des Épiphanies…le poète, l’amoureuse, l’ami, l’illuminé, le tapageur, l’antidote…ils ne renoncent pas à mettre en scène la rage de l’expression : à l’heure zéro les mots sont futurs…

Extraits de Petites feuilles de paradis Encres Vives printemps 2005 collection Encres blanches

Reprise modifiée à la marge 04 10 2025

PARADIS EN DÉRANGEMENT

Paradis en dérangement…une manière de dire en contre partie la vie…notre vie…une manière d’ improviser sans cesse notre existence …de jouer la folia 1490…pour viole de gambe, harpe et triple orga di legna…avec cascabeles (grelots ouvrant le chemin)

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Paradis en dérangement…une malice…un tohu-bohu…un désir sans pistes que ne génère aucune intelligence artificielle d’un Monde Autre…mais seulement une autre manière d’être au monde…de passer…balbutiendo… Visité par des dieux qui font Quoi Quoi Quoi et par des femmes narquoises…

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Tu n’oublies pas les pointillés, ce qui aurait pu s’écrire et qui ne s’écrit pas, ce qui sonne la charge des passeurs d’ombres :

Tu entends l’alouette ivre par le premier rayon du soleil, les sirènes de New York dans Ionisation d’Edgar Varèse, le sifflet des bergers des Baléares, les conversations sur l’esplanade de ton village Ariègeois.

Tu alignes brièvement tes tables de longévité, d’éternité éphémère, de fabliaux sur le parvis où les morts se relèvent, sous les applaudissements.

Extrait de Petites feuilles de paradis Encres Vives printemps 2005 collection Encres blanches n’ 207

Modifié à la marge 04 octobre 2025

Couverture tracée de main de maître par Claude Brugeilles depuis son paradis