Le sable de Fos
La fosse du temps qui passe
Un enfant Qui joue

Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour
Le sable de Fos
La fosse du temps qui passe
Un enfant Qui joue

Tu as écrit longtemps
Sur un papier blanc
Comme neige
Ta plume en l’absence
De tout correspondant
.
Et maintenant c’est sur l’écran noir
Que tu défends une certaine idée
De la vie couleur de tes rêves
Luttant contre l’écrivaillerie
Le chiendent d’un siècle débordé
Par les écrits numériques
En cul-de-sac
.
Le voyage s’achève
Vers ce bas d’une page
Où tu as parlé au papier
Somme toute en aveugle
Un mot chassant l’autre
Une petite heure
Dans l’hôpital d’un poème
À réparer d’urgence
Je peins le passage : cette page écrite au doigt et à l’oeil autour de minuit, ce bateau sur les canaux de Martigues qui nous permit de rejoindre le marché de Provence dominical, la marelle de mes petits enfants entre terre et ciel, la lecture quotidienne d’un chapitre des Essais et cette obstination à tramer un texte après l’autre.
Exercices, exercitations, persévérance, métaphores vives et que sais-je ?
La respiration d’un air qu’on a respiré autrefois avec la sensation de traverser les voies éphémères d’un petit paradis.
Jean Jacques Dorio
27 juillet 2026

Montaigne s’en amusait
Il se prêtait au jeu
Cherchant la bonne distance
Pour se moquer de ses naïvetés
Plus ou moins feintes
.
Je suis le badin de la farce
J’écris prudemment
Et ça devient folie
J’écris comme un fou
Et c’est ma sagesse
.
Badin badinons
Sur la page
Où l’on fagote
Nos pièces diverses
Badinons badin
Béant aux choses
Du quotidien
Qui gazouillent
Jusqu’à la Saint GlinGlin
A -Comment votre vie se passe et qu'est-ce qui la guide ?
B - Mais qui t'a "soufflé" pareilles questions,
me dit quelqu'un qui n'est pas là.
(Il me "l'écrit", c'est sa "plume en l'absence",
comme le formula le poète Fontaine au XVI° siècle
- c'est ce que m'a appris une spécialiste des lettres
familières de cette époque : les épîtres.)
A - Mais comment les choses se passent
et qu'est-ce qui les guide ?
C'était la vraie question initiale
que j'ai recopiée à la hâte en la transformant,
je l'avoue, quelque peu.
B - Ce sont des questions "feintes" non?
ajoute cet ami soupçonneux
qui m'écrit à la main sur une page détachée
de son journal intime.
A - Écoute Romain, lui réponds-je, un brin facétieux,
un homme ou une femme qui posent
ce genre de questions ne sont jamais seuls.
Ainsi, nous allons proposer à ceux et celles
qui les lisent de nous envoyer leurs réponses,
chacun à sa manière.
Et de leurs fragments ou tesselles,
nous ferons une mosaïque
qui se passera de commentaires.
Vous avez un compte WordPress.com ? Connectez-vous maintenant.