Il pleut tout à petit patapon PROUST Il pleut c’est pas la faute à moi BREL Il pleut Il pleut Il pleut Il pleut Il pleut Il pleut C’est le clinamen de Queneau Que d’eau ! Il a plu toute la journée « sans discontinuer » m’a téléphoné ma petite mère Il pleut ces lignes sur mon papier Il pleut sur Nantes BARBARA La pluie fait des claquettes NOUGARO Il pleut à verse rue de la Bergeronnette Sur mon piano mouillé Je chante à tue-tête Il pleut il pleut bergère
LE CHIFFRE D’OR

VERS DE MIRLITON
Vers de mirliton Comme un mauvais rêve J’ai perdu le ton Du beau militaire Vers de vieux dictons Passés à la trappe Cris d’un myrmidon Sur un air de rap Paris est au roi Chanson folklorique Toros et torois Donnent la colique Tous les diables en l’air Dansent la gavotte La nuit Un éclair Fin de ma marotte
L’AMBLE DU CAVALIER

MAGIQUE COMME UN PROFOND SOMMEIL
Magique comme un profond sommeil 1 Mais qu’est-ce donc ? Mais qu’est-ce que c’est ? (à part ces deux ennéasyllabes) Cette magie qui donne le change à mes oreilles hallucinées Je cite ces phrases ciselées Par un lecteur hors pair qui écrit Son roman sans cesse ajourné Puis qui durant mille et une nuits Comme une cloche sonne en branle Change son existence médiocre En une vie où tout désormais (sorties, rencontres, invitations) Se transforme en pages d’un roman À la recherche du temps perdu 1 « …l’intérêt de la lecture, magique comme un profond sommeil, avait donné le change à mes oreilles hallucinées et effacé la cloche d’or sur la surface azurée du silence. » (allusion au fait que l’enfant est tellement absorbé par sa lecture qu’il n’entend pas parfois la cloche de l’église de Sainte Hilaire sonnant chaque heure)