Je dis : une fleur ! et hors de l’oubli où ma voix relègue aucune couleur, en tant que quelque chose d’autre que les calices sus, musicalement se lève, idée même et suave, l’absente de tous bouquets. Mallarmé Mot c’est presque mort Air c’est un peu art Un fourbis to be or not to be Mort c’est presque mare Art c’est un peu Pars ! C’est Dora Maar La femme qui pleure Pour ce cochon de Picasso Moraine c’est presque ma reine Mohair c’est un peu Hair La scène où sur une bande-son rock and roll Faites l’amour pas la guerre La guerre c’est une connerie Rappelle-toi Barbara Tout le barda tout le fourbis To be or not to be
NI VU NI CONNU
Ni vu ni connu Je suis le parfum Vivant et défunt Dans le vent venu Paul Valéry Ni vu ni connu Un vers de Charmes De Paul Valéry Consulté la nuit D’un onze novembre Quand cessa le feu De la guerre infâme Ni vu ni connu Bernard Jean Dorio Mon grand-père mort Sur le champ d’horreur Ni vu ni connu Valéry en fit Un esprit de l’air Baptisé Le Sylphe Ni lu ni compris Par les va-t-en guerre Aux pires esprits Qui encor sévissent Que de morts promises ! 11/11/2021
AUTOPORTRAIT du mercredi 10/11/2021

LES ENFANTS SE CASSENT
tu dis – les enfants aujourd’hui un peu partout se cassent… -Normal ils sont fragiles non ? Daniel Biga Ils sont fragiles parce que… l’écran les prive de monter aux arbres internet les interne dans des jeux vidés Ô de danses sur le volcan ! l’école les laisse des jours entiers Assis de vrais petits amours de chaises en lisière 1 Les enfants aujourd’hui Donnez-leur s’il vous plaît Ma Bohème et ses rimes le long des routes Des fugues sur des bateaux ivres d’Amazonie Et de recherche de l’infini Des enfants éveillés résistants Pour qu’un peu partout Ils se cassent !
LA QUÊTE
Comme il était difficile de serrer de près les choses ! La matière passait de la joie diffuse à une sorte de tristesse sourde. Tout durait et restait peuplé d’attente. Jean Follain Exister Je poursuis la quête Mais sans sébile La quête des poèmes lus Quand dort la ville Et que je transforme Au fur et à mesure Moderato cantabile Je poursuis la manière De faire ainsi place nette À mes pièces encombrées De trop de livres Qui vont rejoindre des cartons Comme des tombes de temples Enfouis sous le sable Je poursuis l’énigme En enclenchant la roue de Fortune Des cycles d’une vie singulière Où l’on fuit la menteuse Et cruelle illusion du bonheur 1 Je poursuis la quête De nos capacités À nous renouveler 1 George Sand