je ne me trouve pas intéressant, mais terne, banal, plat. ce sont les rôles qui me donnent de l'épaisseur. michel bouquet En écrivant mes petits textes personnels j’ai l’illusion de participer à une autobiographie collective Ajoutant ici les portraits des voix chères qui se sont tues 1 Là des lettres non datées écrites pour quelqu’un que l’on rencontrera demain Tout ce qui touche à ces êtres particuliers dont la palette romanesque ou/et poétique s’épuise peu à peu dans un monde d’individus littéralement (et littérairement) naufragés 1 Verlaine
LA RHINOCÉROSSE
Durant mon absence au logis pour cause de newyorkisme aigu, j’ai reçu de beaux livres rares sur Gaudi, le dictionnaire de Pierre Bayle et le dernier opus du poète Rambour (oui, c’est son nom, vous lisez bien ni Rimbaud, ni Gainsbourg) et puis -c’est le bouquet ! j’ai appris dans le journal dont je serai le dernier à ne vouloir le lire que « sur papier », la disparition de ce cher Michel, qui bien des fois sur scène, me donna la chair de poule Enfin, ce soir, avant de me replonger photos et carte en main dans la féérie architecturale newyorkaise, c’est une autre paire de manche qui nous attend : la moitié des électeurs de France (espérons tout de même un peu moins), vont « essayer » pour voir, comme au jeu de poker, cette madame qui dit-on est l’héritière d’un Rhinocéros nommé Le Pen, le peuple français est fatigué, bien fatigué…

New York 16 avril 2022 Mathis Heib 6 ans Jean Jacques Dorio 77
https://www.youtube.com/watch?v=0yGof9LU73c
Suis-je ici à New York Suis-je la a Seville ? Avec les memes porteurs de reliques d’un vendredi qu’ils disent saint Avec la clique de musiques militaires et funebres Suis-je ici Suis-je la Des pigeons font roucouls a six heures du matin Ma memoire se joue sans meme le savoir de l’oubli du lendemain …
MON PETIT ENFANT DE MANHATTAN
Mon petit enfant à la trottinette fait le tour de Manhattan
Attends attends tu vas trop vite
Mais non grand-père tu sais bien que je t’attends à chaque main rouge des croisements
Main rouge Peaux Rouges C’est ainsi que les Colons nommaient les premiers natifs de l’île…
RENCONTREDUARA
Dans la serre tropicale du zoo de Central Park, ce mercredi 13 avril un ara m’attendait . Le pareil et le même que celui aperçu à l’orée d’une forêt vénézuelienne en 1970. Il me fit un clin d’œil. – Tu vois moi, mon petit camarade, j’arbore toujours mes couleurs rouge et bleu. Je n’ai pas blanchi comme toi, je n’ai pas subi les affres des humains. – Affreux! Affreux ! J’ai essayé de lui faire répéter, mais il m’a laissé à mon rôle de perroquet.