J’ÉCRIS DANS UN TEMPS INTERROMPU

J’ÉCRIS DANS UN TEMPS INTERROMPU (ni ininterrompu, ni perdu, ni retrouvé) J’écris dans un temps qui jouit de la douceur de la bonne santé J’écris dans l’impensé des nuits des corps rongés par l’infâme crabe J’écris dans le mouvement qui me fait passer au travers de périodes séparées de ma petite histoire J’écris de Jadis succédant au Maintenant J’écris sur les chemins des mythes qui reculent vers le futur J’écris à contre-temps des chroniques anachroniques J’écris en écoutant les Ombres errantes de François Couperin J’écris pièce par pièce ce qui ne peut-être rapiécé

LES BARRICADES MYSTÉRIEUSES

Pas une nuit sans réveils obligés
Comme des passages de rêves
Dans la réalité

Le lit est entrain de flotter
Ou de brûler ses dernières cartouches

Hiéroglyphes mystérieuses des insomnies
Comme Couperin le compositeur 
Dressait ses barricades


(à écouter ici)


UN TEMPS INTERROMPU

J’ÉCRIS DANS UN TEMPS INTERROMPU (ni ininterrompu, ni perdu, ni retrouvé) J’écris dans un temps qui jouit de la douceur de la bonne santé J’écris dans l’impensé des nuits des corps rongés par l’infâme crabe J’écris dans le mouvement qui me fait passer au travers de périodes séparées de ma petite histoire J’écris de Jadis succédant au Maintenant J’écris sur les chemins des mythes qui reculent vers le futur J’écris à contre-temps des chroniques anachroniques J’écris en lisant, veillant à y voir clair dans mes Ombres errantes 1 J’écris pièce par pièce ce qui ne peut-être rapiécé J’écris sous les pavés page après page 1François Couperin