UNE PAGE SUR PAPIER VERT

écrit tel quel 14/07/2020




Je m’égare sur ce papier vert, pailleté, que je remplis, au gré de ces pages.

Les pages d’un cahier rare, qui arbore toutes les couleurs.

Ici le vert, là le bleu, l’orange, le rouge.

Sauf le noir. J’ignore pourquoi.





Épicurien, Épidémie, Étymologie.

J’effeuille le dictionnaire à part moi.

Curieux de ce que je ne sais pas, non les définitions, qu’il suffit de lire,

mais ce qui cache derrière elles.





Le temps a changé paraboles en paroles.

Je les fais enfin s’envoler sans craindre de les  » peindre » (perdre…1° version).

Focs deviennent colombes.

Et cris du soir qui tombe, martinets.





Le temps a laissé son manteau…

Vers d’un de nos plus anciens poètes,

un quart de siècle prisonnier des Anglois,

et qui trouva en Poésie cette folie qui nous nourrit

de déchirures et de broderies.





Ardente et glacée. Utile et futile. Puérile et alambiquée.

La plume a glissé peu à peu au bas de la page.

Et la mer maintenant la recouvre…





14 juillet 2020