UNE PAGE SUR PAPIER VERT

écrit tel quel 14/07/2020




Je m’égare sur ce papier vert, pailleté, que je remplis, au gré de ces pages.

Les pages d’un cahier rare, qui arbore toutes les couleurs.

Ici le vert, là le bleu, l’orange, le rouge.

Sauf le noir. J’ignore pourquoi.





Épicurien, Épidémie, Étymologie.

J’effeuille le dictionnaire à part moi.

Curieux de ce que je ne sais pas, non les définitions, qu’il suffit de lire,

mais ce qui cache derrière elles.





Le temps a changé paraboles en paroles.

Je les fais enfin s’envoler sans craindre de les  » peindre » (perdre…1° version).

Focs deviennent colombes.

Et cris du soir qui tombe, martinets.





Le temps a laissé son manteau…

Vers d’un de nos plus anciens poètes,

un quart de siècle prisonnier des Anglois,

et qui trouva en Poésie cette folie qui nous nourrit

de déchirures et de broderies.





Ardente et glacée. Utile et futile. Puérile et alambiquée.

La plume a glissé peu à peu au bas de la page.

Et la mer maintenant la recouvre…





14 juillet 2020

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5 commentaires

  1. Le temps a laissé son manteau

    De vent, de froidure et de pluie,

    Et s’est vêtu de broderie,

    De soleil luisant, clair et beau.

    Il n’y a bête ni oiseau

    Qu’en son jargon ne chante ou crie:

    « Le temps a laissé son manteau!

    De vent, de froidure et de pluie, »

    Rivière, fontaine et ruisseau

    Portent, en livrée jolie,

    Gouttes d’argent, d’orfèvrerie;

    Chacun s’habille de nouveau.

    Le temps a laissé son manteau

    De vent, de froidure et de pluie,

    Et s’est vêtu de broderie,

    De soleil luisant, clair et beau.

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  2. Parce que le vert
    est l’espérance
    l’immortalité et le repos
    la jeunesse et la sérénité

    Et que le noir
    symbolise la mort
    le deuil … la nuit
    et la monotonie
    tristesse et détresse

    Je l’aime le noir
    et aime à penser
    qu’il est aussi
    noblesse et élégance
    distinction et silence

    alors ! oui
    pourquoi ne pas écrire
    sur papier noir à l’encre
    blanche … or … argent
    palette de l’arc-en-ciel
    broderie sur papier chiffon

    J’aime

  3. Quand tout est gris
    chantait Ferré
    Gare aux poètes
    qui font chansons

    Gare au gorille
    Qui entraîne
    dans le maquis
    le juge
    qui le jour même
    avait fait tranché
    un cou

    Quand tout est gris
    « un éclair luit »
    Une chanson le long des rues
    « Hécatombe »
    ou « la complainte de Mackie »

    Quand tout rougeoie
    au coin du feu
    à la veillée
    Ma grand-mère
    aimait que je lui chante
    « Le petit joueur de flûteau »

    « Nul ne dise dans le pays
    Le joueur de flûte a trahi »

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