
on va bien voir entretenir le papier de moins de matière d’une encre légère entre blanc et silence on voit la présence de l’esprit rêveur qui avance seul faisant fi le temps d’un poème de ses fragilités Jean Jacques Dorio 23 septembre 2023 00 :12
Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour

on va bien voir entretenir le papier de moins de matière d’une encre légère entre blanc et silence on voit la présence de l’esprit rêveur qui avance seul faisant fi le temps d’un poème de ses fragilités Jean Jacques Dorio 23 septembre 2023 00 :12
34 J’écris mes derniers sonnets Je vais abandonner le genre Qui m’a occupé cet été deux mille vingt trois Soufflé avec des poètes perdus tel Pierre de Brach Le soufflement de tous les vents divers J’écris mes derniers sonnets faits de briques et de broques Que je poste chaque nuit sur mon blog de poésie Mais que personne ne lit Tant lecteurs n’aiment plus Resserrer en même lieu le silence et le bruit J’écris certes avec Regrets en lisant Soleil du soleil Une anthologie démente de Marot à Malherbe Sans concession courant par l’air d’une aile inusitée J’écris cette nuit pure nette et blanche Au minuit d’un soleil qu’à pleine main j’épanche Sonnetant mes sonnets aux doux amours de leurs commandements Soleil du soleil collecté par Jacques Roubaud Martigues vendredi 25 août 2023 LE DERNIER SONNET version deux
J’écris mon dernier sonnet Je vais abandonner le genre Qui m’a occupé cet été deux mille vingt trois Usant du soufflement de tous les vents divers Comme écrit Pierre de Brach en un vers J’écris mon dernier sonnet fait de briques et de broques Comme tous ceux que j’ai posté chaque nuit sur mon blog de poésie Mais que personne ne lit vraiment Tant lecteurs n’aiment plus Resserrer en même lieu le silence et le bruit J’écris certes ce dernier à Regrets en lisant Soleil du soleil Une anthologie démente de Marot à Malherbe Sans concession courant les pages d’une aile inusitée J’écris cette nuit pure nette et blanche Au minuit d’un soleil qu’à pleine main j’épanche Laissant là mes sonnets aux doux amours de leurs commandements
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Sur un thème connu me voilà variant
Mariant la contrainte avec la fantaisie
Dans la nuit solitaire triste oiseau se riant
De l’amour malheureux plantant ses banderilles
J’accumule mes plaintes mes peines et tourments
Je me perds dans les bois de ces amants d’Ovide
Transformés en tilleul en rameaux de gourmands
Sur la barque d’Amour je rame dans le vide
Quand finit ma complainte la nuit et le silence
Me laissent démuni passereau solitaire
Je refuse pourtant tout ce qui me fait taire :
L’absence de désir le malheur la souffrance
La langueur de mes rimes mes belles adversaires
Dernier vers Ô Lecteur en absence…Va riant !
Sonnet écrit d’un premier jet ce mercredi 19 juillet 2023
Avec l’aide de La Roque (Siméon Guillaume) vers 1551-1611

page originale écrite tel quel
SILENCE SUR LA PAGE Les mots viennent de toute part Mais je les laisse passer Ou bien je les regarde Je les isole un à un en chambre de décontamination En attendant le retour de leur présence bruissante pleine d'un sens nouveau Silence sur la page Écrit le 12 juin 2015 à 08h07 à Paris 3 rue de Suez Où habitait ma fille Pauline SILENCE SUR LA PAGE Les mots viennent de toute part Mais je les laisse passer Ou bien je les isole un à un en chambre de décontamination (Antan nous appelions cela « Nettoyer les outils ») En attendant le retour hypothétique De leurs fragments d’harmonie Silence sur la page Essai de réécriture ce 22 décembre 2020 Dans ma maison des Martigues 9 rue de la Bergeronnette Autour de minuit

manuscrit dorio 29/11/2022
« LES VRAIS LIVRES DOIVENT ÊTRE LES ENFANTS NON DU GRAND JOUR ET DE LA CAUSERIE MAIS DE L’OBSCURITÉ ET DU SILENCE » 1 Silence l’arbre remue encore 2 : un spectacle jouissif créé au Cloître des Carmes pendant le festival d’Avignon, l’été 1967. Ça aurait pu être l’histoire d’un cheval noir galopant la crinière en feu, mais il n’est pas venu. Le père Obscurité et la mère Silence ont le plaisir de vous faire part de la naissance de Jean-Jeanne Le Temps. Le temps est un enfant qui joue 3 Le père Silence et la mère Obscurité, leur tâche procréatrice accomplie, se perdent dans les deux temps du romancier : le perdu et le retrouvé. J’ai dit deux temps, peut-être n’y en a-t-il qu’un seul, non que celui de l’homme éveillé soit valable pour le dormeur, mais peut-être parce que l’autre vie, celle où on dort n’est pas -dans sa partie profonde- soumise à la catégorie du Temps. 4 Mais cependant dès que tu dors l’aventure du sommeil commence…5 Et encore plus étrange « UN HOMME QUI DORT tient en cercle autour de lui le fil des heures, l’ordre des années et des mondes. Il les consulte d’instinct en s’éveillant et y lit en une seconde le point de la terre qu’il occupe, le temps qui s’est écoulé jusqu’à son réveil ; mais leurs rangs peuvent se mêler, se rompre » 6 Et la plus grande des confusions peut dans ces circonstances régner, l’homme qui dort est devenu femme, « androgyne bizarre, pétri des sangs divers de ma mère et de mon père » 7 « L’homme qui dès le commencement a été longtemps baigné dans la molle atmosphère de la femme…y a contacté une sorte d’androgynéité, sans laquelle le génie le plus âpre et le plus viril, reste relativement à la perfection dans l’art, un être incomplet » 8 La perfection dans l’art est, naturellement, pure illusion, mais tous les moyens sont bons pour la rechercher. Se mettre, par exemple, « en arrêt », suspendre les informations venues des cinq sens, cultiver la « bonne hypnose ». Ruminer, ressasser, mettre à bonne distance les mots et les choses, pensant le monde dans l’obscurité éclairée de silence.
1 Marcel Proust 2 François Billetdoux 3 Héraclite (l’Obscur) 4 Proust 5 Perec 6 Perec/Proust 7 Chateaubriand 8 Baudelaire