La vida no es la que uno vivió,sino la que uno recuerday cómo la recuerdapara contarlaGabriel García MárquezTa vie n'est pas celle que tuas vécuemais celle dont tu te souvienset comment tu t'en souvienspour la raconter
(ma traduction jjd)
détail
arbres premiersy algunas bestias
autre détail
les oiseaux dans nos têtesles pierres germinaleslos nacimientos
détail 3
un oiseau qui picore nos nuitsdes cordillèreset des mythes scandésdans la maison de palmesavant de céder au sommeil
détail 4
dans le tourbillon de nos viesnos visages accourentet se chevauchentavant de disparaître
Boire seul sous la lune, écrit Li Bo, qui la prend pour amie et avec l’ombre qu’elle lui procure, les voilà trois. Que n’inventons-nous pas pour peupler notre solitude ? Assurément cette main qui court le papier, maniant le pinceau du poète-calligraphe, ou bien l’ancienne plume et son encrier, avant le stylo pointe fine.
Écrire seul en silence, calé sur son oreiller, la lune à la fenêtre, les volets grands ouverts. Suggérer les activités joyeuses de jadis : la toupie sur les carreaux de la cuisine, le jeu de barres dans la cour de l’école et la construction d’une cabane. Hier après-midi, quand mon petit-fils a vu que sa cabane imaginaire, quelques branches appuyées contre un tronc de pin, avaient été enlevées, il m’a dit en secret : c’est un coup des hyènes.
Li Bo réapparaît, nuit de lune sur le fleuve, il vacille en buvant une nouvelle coupe de vin de Sin-fong.
Un dernier coup de rame, ma barque de papier ne sert plus que de marque-page, les images des rêves, comment les épuiser ? Li Bo (Li Po, Li Bai) 701-762
"Boire sous la lune" manuscrit premier jet fond : composition Dorio "hypnographies"néologisme inventé par JJ Dorio collage sur papier glacé de revue