JOUIR DE SA SANTÉ

SOUFFRIR          « Il faut souffrir doucement les lois de notre condition. Nous sommes pour vieillir, pour affaiblir et pour être malades… ». Sur ce plan, incontestablement, les découvertes scientifiques nous donnent le point par rapport à notre ami Montaigne qui tant souffrit de la gravelle, sa « maladie de la pierre. » Mais, contrairement aux jérémiades permanentes entendues ici et là par des gens « en souffrance», dans les intervalles et les bons moments de sa vie, « la santé de Montaigne »*, était vécue par cet homme toujours en mouvement comme la plus belle grâce donnée par la vie : « Je reçois la santé à bras ouverts, libre, pleine et entière, et aiguise mon goût à la  jouir. » *La salute di Montaigne (Sergio Solmi) 1899-1981