AUTOUR DE MINUIT

les papillons ont volé la partie yin de mon poème




Autour de minuit une énergie molle

Je m’étais endormi je me réveille déjà

La nuit sera longue ou ne sera pas

En attendant j’abandonne mes vers

Pour lire dans le marc de thé

Issu du Sichuan si j’en crois l’étiquette

Je l’étale sur ma page

Et savoure son breuvage

Fait de yin et de yang

Vibrations ondulations

Des signes et des caractères

Porteurs de métaphores

Qui filent entre les doigts





15/01/2021

round midnight

DIRE thé des écrivains, conférence et bavarderies.

manuscrit un peu pâle son décryptage est en cours
Dire. 
Dire que celui qui écrit ne sait pas ce qu'il va dire.

Dire qu'il prend soin de l'écrire.

Dire que ce beau papier chiffon et coloré fut acheté,
avec celle, qui aurait tant aimé lire cette page,
dans une boutique qui s'appelait
le thé des écrivains.

Dire que je n'ai jamais pris le thé avec un écrivain,
une écrivaine, ni d'ailleurs,
un enfant de la balle, qui lit sous chapiteau
de petits textes, à livre ouvert.

Dire, que pas plus tard qu'hier, je relisais,
dans mon jardin d'été,
ce merveilleux poème d'un auteur de l'Inde du XII° siècle,
que nous vîmes un soir au Cloître des Carmes,
en Avignon,
adapté par Jean-Claude Carrière
et mis en scène par son ami Peter Brook.

Dire qu'il s'agit de La conférence des oiseaux,
et d'une Huppe qui les entraîne à la catastrophe.

Dire que souvent je mettais mes élèves collégiens
en présence du Conte du merle blanc,
pour le lire et le réinventer.

Dire qu'en si peu de temps,
j'ai épuisé ma page
de mes bavarderies.


12/07/2020