ECCE HOMO ses mots de Joie ses maux atroces

À écrire on s’expose décidément à l’excès.

Henri Michaux

Que c’était bien bon dieu
Ces vaches de poèmes
Écrits à la va vite
Sur un bout de papier
Une nappe de restau
Ou l’écorce d’un chêne

Enchaînés enrythmés
Enlyrés et légèrement
(pour rire) empapaoutés

C’était vachement chouette
La tournée des grands ducs
Sur la page nocturne
L’impro des normaliens
de la rue d’Ulm, la turne
de Queneau ou Tardieu
Ces rémouleurs sublimes
De rimes jouissives


C’était (faut-il qu’il m’en souvienne)
La Li-Bé-Ra-Tion
C’était après la guerre
(La seconde qui succéda 
Allez savoir pourquoi
à la der-des-ders)

Mais putain d’empire russe
Avec son chien Poutine
Aux babines sanglantes
Voilà qu’ça recommence
Fini de rigoler
Il nous fait une Michaux
Ces villes de loques
Et son Ecce Homo

Je n’ai pas vu l’homme répandant autour de lui l’heureuse conscience de la vie
Mais j’ai vu l’homme comme un bon bimoteur de combat
Répandant la terreur et les maux atroces

Ecce homo (1943)

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