NOS ESPÉRANCES CREUSES


Je n’ai que mépris pour le mortel
qui se réchauffe avec des espérances creuses.

Sophocle


Nous croyions le passé de la guerre dépassé…
Nous prenions les bombes sur nos têtes déchirant femmes et enfants comme une image du mal figée, jaunie, depuis l’an 45…
Nous pensions que la lutte armée et à mains nues contre l’envahisseur n’était désormais que pour des figurants au ciné…
Nous ignorions que nous vivions l’ère de Damoclès dont le fil ténu allait casser…
Nous avions arraché les pages des manuels d’Histoire et de Philosophie sur le Tragique : situation où l’individu prend douloureusement conscience d’un destin qui pèse sur sa vie, sa nature ou sa condition même …
Nous avions ignoré que la probabilité d’une catastrophe est une réalité pour « paradoxalement retrouver le pouvoir subjectif d’y croire et d’agir contre elle »1

1 Frédéric Worms Revivre à propos de Pour un catastrophisme éclairé Jean-Pierre Dupuy (2002)









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