Tu es celui
Qui fait des vers
Tirés d’un puits
D’apocalypse
.
Tu es un monde
De voie lactée
Mille soleils
Dans ton cerveau
.
Tu es le vide
Illimité
Où prend le feu
Des poésies
.
Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour
Tu es celui
Qui fait des vers
Tirés d’un puits
D’apocalypse
.
Tu es un monde
De voie lactée
Mille soleils
Dans ton cerveau
.
Tu es le vide
Illimité
Où prend le feu
Des poésies
.
Les têtes brûlées
Le rossignol de Chine
Chauds les marrons
Mettons que je n’aie rien dit
.
L’âge du capitaine
La queue du chien d’ Alcibiade
La chanson des rues
Mettons que ça n’intéresse personne
.
La paille et la poutre
La pointe des pieds
Le goût du bonheur
Mettons que ma liste soit finie
L'écriture est une vita nova que l'on espère maintenir vivante jusqu'à sa mort
L'écriture est une auto-socio-construction de soi-même comme un autre
L'écriture est une autodérision
L'écriture est une manière de régler ses régimes d'activité (du point mort jusqu'à la cinquième vitesse)
L'écriture efface les petits maux (c'est son côté pharmacopée)
C'est cette ancienne et jalouse et très vague pratique
Le vierge le vivace et le bel aujourd'hui
.
Rien de sacré
Sauf l’écriture
Sacré pavé
Sur la page vide
.
Sacré dormeur
Au porte-plume
Sautant l’obstacle
Des absurdités
.
À l’écart
Dans l’élan
De la fournaise obscure
De nos pensées
Les coq à l’âne
Ce sont nos colloques
Le coq coquetant
Et l’âne ânonnant
Ce sont les abois
Et les braiements
.
Les coq à l’âne
Ce sont les grands opéras
Qui assomment Liliane
Et c’est le tour de chant
De monsieur Jean Ferrat
C’est un joli nom camarade
.
C’est au grand Kamtchatka
Le tcha tcha tcha
De nos belles giboulées
C’est le conflit des interprétations
Entre la pipe de Magritte
Et celle du pape Pipu
.
Coq de Socrate
Coq de Jésus
Coq picorant
Le père Ubu
Coq amoureux
D’une pendule
Coq au vin
.
Le coq à l’âne
C’est à foison
C’est la cuvée
Du sang impur
Sur nos sillons
Ce sont nos vers
Qui se retournent
Boustrophédons