ENTRE LES MOTS ET LES CHOSES





ENTRE LES MOTS ET LES CHOSES





Je me perds dans les mots

Manière de dire

Mots de rien mots de trop





Reusement y a les choses

Les rails du chemin de fer

Les diamants

Les livres qui couchent dans le lit

de la littérature





Quant au narrateur de cette carte

au jeu incertain

entre les mots et les choses

Ne le cherchez pas

Il a fondu dans son rêve





04/08/2020

manuscrit carte blanche et pointe fine

L’HORLOGE DE SABLE

le feu secret qui me rongea

Faire un poème est une fête où le rituel « organise tout le possible du langage ». Ce peut-être bref, un feu d’étincelles, ou très long, interminable. On essaie, des heures entières, d’arbitrer, en vain, les conflits permanents entre « l’oreille », le son, et « l’esprit »,  le sens.

La fête finie, que reste-il, si ce n’est ce peu de grains, sur le papier ou dans le sablier d’un recueil, que l’on dit de « poésie ».

« Et nous les os devenons sable et poudre », écrivit Villon, en forme de ballade, pour ses « frères humains », s’attendant comme lui à être pendus.

Il est un autre poète, que tout le monde a oublié, qui, filant la métaphore, se vit, lui aussi, « se la couler douce » après sa mort, dans « l’horloge de sable » :

« Le feu secret qui me rongea

En cette poudre me changea

Qui jamais ne repose. »





Charle de Vion, seigneur de Dalibray.

1590-1652