CHAQUE PAGE BLANCHE m’est incertitude Mais sans garantie aucune je m’y lance pour pratiquer cette action insensée : mesurer l’impact des mots qui vont s’écrire sur mes affects mes idées d’un instant qui ne font que passer Au hasard d’une nécessité ? Je ne sais…mais j’essaie de la laisser se composer Page blanche, vierge et vivace en ses attraits Et puis perdue dans un vol trop heurté ou quelquefois dotée d’un charme mystérieux Celle-ci, comme bien d’autres aura été pour le moins esquissée transférant les incertitudes qui me nourrissent de la main au papier.
Un nouveau dictionnaire à part moi page 28 Avec l'ajout d'une hypnographie
Une autre page éphémère donnée uniquement sur mon blog poésie mode d'emploi DEVANT LA PAGE PERSONNE
morceaux tissés d’une attention formelle
mais sans se formaliser outre mesurepeignant le passage d’un mot à un autre
lambeaux cousus d’ontologie héraclitéenne
d’atomes dansant la gigue
la maclotte qui sautille
la marelle terre ciel
des petites filles en fleursau point que ce texte
puisse donner l’impression
d’un mélange de doctrines diverses
d’un doute sur la philosophie
qui vraiment le soutient
le pinceau qui le peint
le pain de seigle, d’orge
qui le nourritla pression du noir
sur la page
jadis blanche…
CE SONT DES PHRASES DÉCOUSUES des bribes venues de la mémoire qui se démémorise, anticipant qui sait ? nos errances dans la forêt d’Al Zheimer, ou bien, dans une visée plus paradoxale, des phrases que l’on laisse aller dans « une vie glissante, sombre et muette », tel que l’écrivait l’auteur des Essais. Ce sont des phrases rapiécées, issues de pièces d’un théâtre intérieur et d’une poésie aux poches trouées. Ce sont des phrases que l’on oublie au fur et à mesure qu’elles apparaissent dans nos rêves nocturnes en « zone de fortes turbulences oniriques. »
CAUSERIE J’ai perdu Baudelaire. Je l’avais dans les mains, pour vérifier un vers, et puis, le temps de le descendre de la bibliothèque pour la table en plein air de l’été, on m’appelle, on me hèle. Je ne sais plus où j’ai posé cet exemplaire des Fleurs, acheté du côté d’Ulm, après l’oral de Lettres de ma fille, en juillet 2007. C’était un sonnet. Vous êtes bien avancé. Vous êtes dans l’Iliade avec ses doigts de rose. Vous êtes devant votre ordinateur qui s’éclaire. Vous êtes un ciel qui sourit à cette Causerie : Vous êtes un beau ciel d’automne, clair et rose !
Idéale pour sa peau sous la lune chaude des satellites croisent les étoiles la lecture d’un livre nouveau nous engage à renouveler nos métaphores à condition de toutes les connaître de Villon à Jaccottet d’Anne Sylvestre à Joachim des Près sans ignorer le chinois Tchouang Tseu rêvé par un papillon et le rituel amérindien où l’on honore ses morts en mélangeant leurs cendres avec le miel sauvage Les plantes rouge- orangées de la pergola bougent un peu sous la brise bienfaitrice et se rient de mes prétentions