COMME UN TABLEAU NOIR


Comme un tableau noir de l’école communale
Le grand art enfantin à coup de craies plus blanches
Qu’un fond de Constellations de Joan Miró
Des étoiles de roses d’un sonnet de Ronsard
Étouffées par la mort qui nous a laissé choir
Un souffle un presque rien le cycle recommence

Comme ce tableau noir suscitant l’enjouement
Étude des trilles des vols d’engoulevent
Bestiaire des faucons hagards et crécerelles

Comme des lignes de naissances successives
Les sillons nouveaux les mottes luisantes les vers
Attirant les merles et les bergeronnettes
Les travaux et les jours la palette des nuits
Le temps qui est à la neige efface ce poème
Qui sautait à la corde d’un temps qui s’est perdu

AFFAIRES COURANTES

Dans la journée j’expédie les affaires courantes  afin de me consacrer, le temps ainsi dégagé, aux poèmes et chansons qui, peu ou prou, nous ressemblent.

Doux rêveur je l’admets cherchant toutes les nuits sa clef perdue sous le réverbère de Dame Poésie.

Autant dire faiseur comme Frère Jacques, d’Encres Vives et de  feuilles mortes, transformées grâce à la musique de Kozma en Autun Leaves, standard du jazz, comme on dit.

Version française, l’originale, et américaine , à écouter et à réécouter en expédiant ses affaires courantes.

Conseil d’ami.