Tisserand d’un instant à qui je donne forme non sans avoir maintes fois échoué
Un instant où je passe du vide à une image poétique qui fait tilt qui parle au lecteur enchanté
Et aussitôt disparaît

Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour
Tisserand d’un instant à qui je donne forme non sans avoir maintes fois échoué
Un instant où je passe du vide à une image poétique qui fait tilt qui parle au lecteur enchanté
Et aussitôt disparaît

Un peu de poésie comme une broderie d’une enfant de trois ans qui s’applique et suit les motifs fil à fil.
L’écriture prend appui sur la mobilité des doigts elle passe sur des feuilles, pages d’un temps où elle connaissait les enluminures.
Comme les yeux de notre enfant qui s’illuminent à mesure qu’elle tisse sa broderie première.
J’ai cherché un début
Mais j’ai fait chou blanc
J’ai cherché une fin
dans la tache d’une encre
Et j’ai vu l’homme qui rit
Ainsi je n’ai pas écrit à blanc
Donnez-moi un vers un vers je veux voir :
En cherchant mon cœur dans le noir
C’est le premier vers d’un poème
Que l’on lit de 3 lignes en 3 lignes
Et le poème fait 9 lignes
En cherchant ton cœur dans le noir
Mes yeux cristal de ce que j’aime
S’entourent de toi sans nous voir
- Franchement, où en es-tu ?
- Avec le temps, ça devient inexplicable.
- J'entends bien, mais comment tu l'expliques ?
- Mais justement, je ne sais pas.
- Écoute-moi, si tu ne sais pas où tu en es, au moins peux-tu nous dire d'où tu parles ?
- Ah! la question qui tuait en Mai 68 !
- Oui, tu y es !
- Eh bien, d'où je parle ? Je vais y réfléchir, mais je te rassure, c'est toujours d'un lieu où ma prise de parole n'est pas encore située Outre Tombe.
Dialogue intérieur I