on va bien voir
entre chien et loup
l’heure crépusculaire
du dernier feu de l’étéon va mesurer
l’équinoxe d’automne
de la déesse Nuit
égalant le jour réduit
ce vingte deux septembre
de la chanson de Brassens
et des amours mortes
du père Préverton va voir revenir
les violons de Verlaine
la langueur le concert
à la bougie
de toutes nos mélancoliesJean Jacques Dorio 22 septembre 2023 02 :22
Jeudi 21 septembre 2023 le voyage d’été s’achève aujourd’hui sur cette page blanche que personne ne lira sur le papier demain l’automne le gris des jours c’est pourtant un jour de Pâques le 16 avril 2017 que j’ai réalisé un tableau intitulé les vagues grises une amie qui ne l’a vu que reproduit sur mon blog a écrit en vis-à-vis : je me souviens des dessins du paravent de mon enfance J’apprenais le silence ce qu’il cache ce qu’il donne Danielle Nabonne Je me souviens de Marguerite Yourcenar et de son œuvre au noir Blanc Gris Noir Je me souviens de cette phrase marquée au feutre rouge sur mon cahier entièrement consacré à recopier par intermittence des fragments qu’écrivit l’auteur de La Recherche : Notre vie étant si peu chronologique interférant tant d’anachronismes dans la suite des jours Marcel Proust
on va bien voir
ce livre des heures
et des enluminures
les heures sombres
les heures heureuseson va déplier
les rouleaux d’écriture
de scènes féériques
et de tendres retrouvailles
on va disparaître
dans l’heure secrète
d’un fragment perduJean Jacques Dorio 21/09/2023 02 :32
J’ai assisté à la création d’Einstein on the beach en 1976 au théâtre municipal d’Avignon J’en ai épousé tous les instants hypnotiques devenant absolument un Autre…transfiguré Je regarde ce soir sur Mezzo la version 2014 au Châtelet Je l’entends directement dans mes oreilles grâce au miracle des prothèses auditives blue toot Nous sommes le mercredi 20 septembre 2023 à 21 heures Le temps est un enfant qui joue et nous répète interminablement que l’énergie E est égale à la masse m multipliée par le carré de la vitesse v
on va bien voir
une ligne qui se répète
en attente d’une suite
qui varie selon les nuits
on va bien voir
cette intrigue minimale
posée sur ce bout de papier
cette phrase et non-phrase
ce temps réinventéon voit soudain
d’autres époques où nous vivions
on voit des revenant.e.s
des paysages avec figures absenteset l’on se dit
en aparté
c’est fou ce que peut inventer
une plume en absence
Jean Jacques Dorio Martigues 20/09/2023 07 :20
Acryliques et collages 70×50 cm dorio 18 et 19/02/2017
offert à Pauline Dorio dédie à sa mère Josiane Dorio
« Fort suis dolent et regret me remordMort m’a ôté ma dame de valeurL’heur que j’avais est tourné en mal heur Mal heureux est qui n’a aucun confort » Clément Marot