2025 ON FERME

L’année a passé au galop, je n’ose pas la relire, mais je peux la revoir.

Il y eut des passages de « revivifiante vertu » : en vallée d’Aure, le long de Garonne de Toulouse au val d’Aran,  de Brive la Gaillarde (dont le marché a été baptisé Brassens) à Chambon sur Lignon,  de Seo de Urgel  à  la Tour Fenestrelle. Des temps perdus désormais que je cherche néanmoins à   oublier pour ouvrir 2026.

Lors je souffle sur les cendres de l’an passé

me préparant à la venue du jour prochain

celui qui viendra en premier,

du fond de l’inconnu.

LECTEURS LECTRICES etc

LECTEURS LECTRICES

Lecteurs improbables selon Gérard Genette,  hypocrites  pour Baudelaire, apocryphes chez Umberto Ecco, labyrinthiques pour Borges, d’outre- tombe selon Chateaubriand, suffisants = capables, le souhait de Montaigne, lecteurs d’eux-mêmes, dixit Proust, etc…
Un poète moins connu mais tout aussi important à mon goût, m'écrivit depuis son village de Veilhes, dans le Lauragais, ce petit bijou : " Je me suis habitué à considérer tout poème venant d’être écrit comme un fruit naissant, une promesse, un apparaître verbal d’un instant plus ou moins privilégié, une ébauche à parfaire, un voyage à continuer. Ainsi n’y vois-je jamais une version définitive, une œuvre achevée, notions qui n’ont plus de sens pour moi. J’incline même à souhaiter le vrai lecteur qui écrirait un autre poème à partir du mien. "
Une manière de reprendre cet aphorisme de Paul Ricœur: Le texte grandit avec ses lecteurs
Il a été écrit loin d’eux, sans penser à personne, pour ce qu’on cherche en soi d’essentiel, mais le texte achevé, sans l’épreuve d’une lecture accomplie par les autres, il reste lettre morte, un jeu solitaire et stérile.

NOTULES SOUS LE VENT POUR FINIR UN CARNET

Je me réveille avec le vent qui souffle par rafales sur la Grande Grise  
Dernière page d'un carnet 
J’y ai noté mes lectures présentes… mes variétés
L’une parle de théâtre un homme traverse un espace en silence tandis qu’on le regarde       L’autre livre est l’anthologie de la Pléiade de la poésie XX° siècle –
Du troisième dont je n’ai pas tous les éléments de compréhension
je fais mon miel du matin phrase par phrase entre visible et invisible
Le quatrième bouquin est une fiction policière sur le meurtre d’une éminente psychanalyste
Quant au cinquième livre je ne peux l’inscrire ici car le carnet est maintenant recouvert de toutes ses tuiles : 
un toit tranquille pour tenter de résister au vent fou qui passe là-bas sur la mer