merci à Sylvie de faire vivre et proliférer ce magnifique et unique site
Mon poème ce matin
Est peuplé de peupliers
Et de bruyère en fleurs
Sur la tombe de Léo
Poldine
Ou dans la vase d’un polder
Et paradoxalement
C’est un bol d’air
Une feuillaison de vert
Vert que je t’aime vert
Écrivait Lorca
Verde que te quiero verde
Nature Culture
Chez moi
Ça va toujours de pair2 mai 2023
MINIMES IMAGES
Minimes images
Glanées au quartier des Minimes
Ô moun país ô Toulouse ô Toulouse
Capitale du rugby
Antoine Dupont est son roi actuel
Ce n’est pas Antoine Doinel
Jean-Pierre Léaud
L’alter ego de François Truffaut
Dans les quatre cents coups
Les quatre sans cou
N’avaient plus de tête
Desnos leur avait coupé le cou
Minimes images ont proliféré
C’est extra
Chante Léo Ferré
1° mai 2023
-Alors qu’est-ce que t’as écrit cette nuit ? – Cette nuit j’ai fait mon plein de rêves, mais je n’ai pas été capable de les raconter, les mots m’ont fait faux bond. -Ah ! c’est frustrant ça. -En effet, mais tu vois, rien que de t’en avoir fait la confidence ça m’a soulagé. Et après tout, si les rêves t’amusent, je vais en inventer. -Pourquoi pas, puisqu’on dit bien (peut-être pour naïvement s’en protéger) « ce n’est qu’un rêve ». -Alors vois-tu, j’ai rêvé que je grimpais branche à branche dans le cerisier qui trônait dans le jardin de mon enfance pour me saouler de cerises. J’ai rêvé que le cerf-volant jaune pas plus grand d’envergure que les ailes du gabian (comme on appelle ici le goéland) devenait un géant, comme l’Airbus A380, qui entraînait mon petit-fils dans un voyage digne de celui de Nils Holgersson. J’ai rêvé que j’étais encore avec toi, qui depuis ce maudit 25 mai 2014 a perdu sa réalité. Nous étions assis sur un banc, devant le pont japonais du jardin de Monnet à Giverny et je te lisais les poèmes des grands jaloux qui ont fréquenté les ateliers des peintres. J’ai rêvé de « la ville aux rues sans nom du cirque cérébral », inventée par Robert Desnos, qui en état d’hypnose était le surréaliste qui travaillait le mieux du chapeau. J’ai rêvé qu’une éditrice de Caen (À quand les vacances ?) publiait mes hypnographies dans la forme traditionnelle des cahiers d’estampes originales d’Hokusai. Et puis, tu sais que j’ai la manie des chutes, sa grande vague m’a englouti, corps et biens.
reproduction 2 pages d’hypnographies Dorio 2 mai 2023
UN PREMIER MAI mais mais mais
Nouveau carnet
Ouvert un premier mai
Mai mai mai mai Paris mai
J’écris en noir
Au clair de lune
Le mot vistemboirJ’écris à blanc
Porté par le souffle
De Moby Dick
Le cheval d’Henri IV
Le chien des Iroquois
La rougeur du sang
Nouveau carnet
Et sur ma page
Ce premier pavé
1° mai 2023