LE MIEL EST UNE ROSÉE SOLAIRE

LE MIEL EST UNE ROSÉE SOLAIRE Gaston Bachelard Je tire des mots comme les fèves de l’épiphanie méduse crocodile plus un troisième sorti du chapeau c’est dada oui-da méduse crocodile et marigot à tire-larigot Elles sont merveilleuses ces lignes qui ne sont pas nées de la dernière pluie mais qui fabriquent en veux-tu en voilà des galettes pour les reines des chants de poésie qui doit être faite par tous des ballets roses de méduses dans le chenal des Martigues du dada et de la langue de crocodile d’où sortent des arcs-en-ciel a rainbow et des rosées solaires

Dada et langue de crocodile Dorio 15/11/2022

À LA RECHERCHE D’UN MOT DE PASSE





Ce que j’écris ne se dit pas,

C’est étranger au règne des paroles.

Ce que je dis ne s’entend pas,

Inutile de le crier sur les toits

Et leurs ardoises

Ce que j’écris cherche ses marques,

s’ouvre aux feuillets cachés

qui font de mes écrits fragiles

et raturés un livre inachevé,

à la recherche de son mot de passe

LA FOLLE MANIÈRE


J’ai eu la bougeotte – qui ne l’a pas eue ? –
Manque de jugeote – c’est coutumes et us –
 
Je me suis posé – mais jamais Assis –
Je me suis moqué de Sainte Bourgeoisie
 
Nos chimères et monstres chevaux échappés :
Noter leurs méandres les enregistrer
 
Et ensuite que faire de ses inepties
La folle manière la livrer aux psys ?
 
Surtout pas mon frère bien tenir sa plume
C’est récrire noir sur blanc
 
Chaque jour fabulant, inventant fantaisies
Celles que l’on écarte et celles que l’on suit
 
Mais homme sans superflu embarras
Faux problèmes et vaines subtilités
 
Ni charbonnier ni libertin ni bel ara
L’homme est d’argile Et que souffle la liberté !

JE VOIS LES YEUX FERMÉS

Je vois sous l’arc-en-ciel une pièce de neige et d’or

Je vois l’ogre qui gîte juste au-dessus de ma maison

Je vois Gertrude Stein devant un fil de fer

tordu par Calder qui me regarde fixement

Je vois les noms de fleurs des continents

les suppléments aux voyages du siècle des Lumières

Je vois mes deux amandiers des Martigues

qui me transportent vers l’Arles de Vincent

Je vois mes yeux qui sont poissons

de l’Arize ma modeste rivière

jusqu’aux sources de l’Orénoque

que Colomb prit pour Paradis

Je vois mes dents qui sont serpents

Et qui avalent toutes mes peurs

Avec la plume des ancêtres

et les Esprits du grand Cosmos

Je vois ma bouche qui est un rêve

De lune rouge et d’étoile de mer

Je vois mon cœur qui chante l’invisible

Monté sur un cheval sous les nuages noirs

Et je vois mon image qui balaie tout cela

le cœur les dents la bouche sur ce papier

qui rend visible le mystère des masques

et l’énergie de l’Art…

je vois le mystère des masques et l’énergie de l’art