Léger le trait la main légère qui suit le cœur au ralenti
Le souffle presque éteint mais qui reprend
Comme un feu couvant sous la cendre
La vie oblige à maintenir la flamme vive
Fût-ce une étincelle
La flamme d’une bougie de l’espèce fabulatrice 1
Le trait léger la main qui essaie le souffle qui se maintient
La notion de capabilité
L’invention d’une écriture présente et de passage,
vulnérable, inachevée, et sans colèreAllez rien n’est meilleur à l’âme
que de faire une âme moins triste 2
1 NANCY HUSTON 2 PAUL VERLAINE
La mort n’y mord
Clément Marot
Expressionniste abstrait
Lyrique réaliste
Toujours entre deux maux
pour rireTous mes petits secrets
ouverts à l’entropie
Synesthésique actif
Faisant de nuit
Clarté
Badin et baladin
De la farce tragiqueJe suis et je ne suis pas
Ce portrait oxymorien
D’un doux vaurienÀ la recherche d’un Temps
D’or et de boue
(Debout les morts !)Je cherche l’Or du tempsAndré Breton
une manière de dire cet autoportrait par son auteur mort debout 14 juin 2022 03.40
Ce qu’engendre la poésie
C’est toujours un poème
Qui va se faisant
Comme un sac de voyage
Que l’on fait à la hâte
Pour une destination inconnue
On le fait léger
Comme la touche de l’archet
Répétant Einstein on the beach
D’autres disent que ce qu’engendre la poésie
C’est l’étrange défaite de l’intelligence
Noyée dans des sensations
Qui nous obligent à réécrire la fable du Temps
CE QU’ENGENDRE LA POÉSIE récitation sur le solo de violon d’Einstein on the beach musique de Phil Glass
Je n’ai jamais concouru à un prix littéraire
Je n’ai jamais couru le marathon de New York
Je n’ai jamais trempé madeleine dans mon thé
Je n’ai jamais attendu Madeleine pour l’amener au cinéma
Je n’ai jamais pensé que la langue était fasciste
Je n’ai jamais conduit de Ferrari ni de semi-remorque
Je n’ai jamais extrait de gaz de schiste
Je n’ai jamais écrit d’odelette à Odette
Je n’ai jamais grimpé comme le gros Gustave sur les pyramides
Je n’ai jamais donné un sou à un psychanalyste
Mais c’est moi je l’avoue qui (peu ou prou) ait commis cette liste