CAUCHEMARS PRÉFÉRÉS

Chercher dans sa bibliothèque un livre en vain

Trouver un livre qu’on ne cherchait pas

Confondre son nom de plume avec son nom de famille

Rêver appuyé sur son oreiller en plume d’oie d’un trajet que l’on fit entre Banon et Vachères

En faire l’incipit de Regain

Entendre une voix d’outre tombe qui proclame : un vieillard qui meurt c’est une bibliothèque en flamme

Se réveiller en larmes en écrivant : devant les horreurs du monde ne jamais rendre les armes

QUE SONT MES AMIS DEVENUS

Je manque de cœur à l’ouvrage m’a dit Lou à Varage du côté de la mer en rage de n’avoir pas à sa disposition tout son sel ( son sel et même davantage )

Je manque de sœur à l’ouvrage de celle qui répond toujours au téléphone pour consoler les cœurs en peine de n’avoir pas le cœur à l’ouvrage

(la suite manque)

22 juillet 2025

Écrit à Ancizan (Hautes-Pyrénées) où j’ai passé bien des jours et des nuits dans les années 70 le cœur vaillant à refaire le monde avec maints amis (et amies, comme il se doit)

(2 commentaires de 2 poètes éloignés par les siècles, proches par le verbe vibrant)

Sept mille cent trente quatre

C’est le 7134 texte posté sur poésie mode d’emploi cette nuit

7134 manières de donner à lire les morceaux épars d’un être particulièrement prolixe

Et de se dire quoi qu’il en coûte et même si presque personne ne nous lit

On continue

.

Chaque jour un poème

Tel un exercice spirituel

Une forme qui va et vient

Et nous métamorphose

.

Chaque jour un poème

Un essai de concilier

La rime et la raison

Submergées par un vers

Écrit les yeux fermés

.

Chaque jour un poème

La nuit de préférence

Guidé par les Essais :

Un parler ouvert

Qui ouvre un autre parler

Et le tire hors

Comme fait le vin

Et l’amour