J’AI ÉTÉ





J’ai été à Lima

Dont le ciel  toujours gris

Sent la farine de poisson

Je venais de Caracas

Avec escale à Bogota





J’ai été à Berlin

Du temps du mur

J’y ai découvert la grande musique

à la Philharmonie





J’ai été à Buenos Aires

Le 14 juillet 1970

à un festival de tango-protesta

La petite musique du bandonéon

C’est pas mal non plus





J’ai été à Paris

en juillet 68

Les murs avaient été repeints

couleur « godillots »

comme on appelait les fervents du général





Je n’ai pas été à Suez

Ni à Panama

Où si l’on en croit Guy Béart

En creusant un canal

On se fait beaucoup d’argent

RILAX (la Sorbonne au mois de de Mai) voix paroles musique JJ Dorio




a corazón (tango) JJ Dorio accompagnement piano Léo Cottein

CE QUE CONTINUE À NOUS DIRE CHARLIE

HYPNOGRAPHIES 17/10/2020
Dans le rythme des calligraphies :
ça repose des grands maux
(l'Histoire avec sa grande H) Georges Perec
ça libère la bonne énergie
celle des Lumières
(Traité sur la tolérance) Voltaire
nb le meilleur travail d'Historien que je viens de relire
pour ne pas faire que pleurer la décapitation d'un professeur d'Histoire
et "tâcher d'y voir clair"
est celle de Pascal Ory

CE QUE DIT CHARLIE
treize leçons d'Histoire

1 Sidération 2 Le Crayon guidant le peuple 3 Caricatures de Mahomet
 4 Religion (Guerre de) 5 Terrorisme 6 Liberté d'expression
 7 Laïcité 8 Place de la République 9 Je (ne)suis (pas) Charlie
 10 Hyper Cacher 11 Traité sur la tolérance 
12 Soumission 13 The massacre at Paris
Principe d'incertitude

	

EMPLOI DU TEMPS





EMPLOI DU TEMPS, temps mort, temps perdu, temps retrouvé, ô temps suspens

ton vol, temps élastique, temps employé à ne rien faire, à faire l’enfant, à croquer

le marmot, danser le tango, tant va la cruche à l’eau, allo allo quelle nouvelle ?

lis donc Le Temps, le journal de Genève, le temps banquier, le temps banquette,

le temps boit l’eau de la fontaine, devant laquelle le poète Marot concourt, mourant

de soif, le temps court, le temps long, cours cours camarade, le vieux monde est

derrière toi, le temps sur la mer, toit tranquille, le temps des colombes de la paix,

le temps des assassins de la poésie, le temps des patatipatalis et des patatatipatalas,

le temps d’un alexandrin : si je parle du temps, c’est qu’il n’est déjà plus, il est temps

de boucler, cet exercice, ce laps où je n’ai pas vu le temps passer.





italiques : Lamartine, Queneau.


	

ÇA MAIS





ÇA MAIS. Un début comme ça mérite le bâton.

Mais la feuille de papier, comme dirait l’autre, elle s’en fiche.

Ça alors. Ce peut être renversant, l’écriture. Et en même temps, ça doit tenir la page,

et si possible faire dans la dentelle.

Un cochon d’écrivain, qui eut un grand succès, distinguait (il se vantait peut-être),

la batiste de la valenciennes, la valenciennes du bruges, le bruges de l’alençon.

Allons donc. Allons à London, dans la demi-brume; allons longuement, dire la poésie,

dans ses grandes marges blanches, allons à la ligne, pour faire une pause.





ça mais