PAROLES CONTRE PAROLES

Paroles contre paroles

Paroles sur le papier

Prises de paroles en Mai 68

(Mais d’où tu parles ?)

Paroles de Haine en ligne

Paroles de l’Hymne à la Joie

Paroles au creux de l’oreille

Paroles des bons Sauvages

Paroles à tout berzingue

Paroles plus que lentes

Paroles d’un trait de plume

Paroles d’un sang d’encre

Paroles qui ont bifurqué

D’oboles en paraboles

De paroles venues des dieux

En paroles dont le nom

Nous a paru d’éternité

MARIO VARGAS LLOSA

IL NE FAUT PAS CROIRE QUE CETTE ÉCRITURE HEUREUSE coule à flots à jets continus Non la main est arrêtée parfois très longtemps par des pensées embrouillées qui réclament non que l’on s’y arrête comme font les personnes qui s’obstinent à trouver une solution à leur malêtre mais qu’au contraire on décide d’ignorer On sort alors son art-parapluie comme le dit crûment un personnage de Mario Vargas Llosa la vida es una tormenta de mierda, en el que el arte es nuestro único paraguas fauti traduire ?

Vargas LLosa le péruvien dernier des écrivains gigantes (géants) latino-américain 28 mars 1936-13 avril 2025

CAILLOUX VERBAUX

Cailloux verbaux

Genoux cagneux

Joujoux charnels

Hiboux méditant

Poux mystiques

Bijoux des pauvres

Choux à la crème

..

Cailloux scrupules

Genoux Je Nous

Joujoux au clair de lune

Hiboux nyctalopes

Poux d’opérette

Bijoux rhétoriques

Choux quantiques

.

Cailloux du chaos

Genoux gracieux

Joujoux informes

Hiboux tohou

Poux bohou

Bijoux du bas abîme

Choux de chez Maxime

.

Bijoux genoux

Cailloux choux

Hiboux joujoux

Poux

Madeleines

de Proust

cailloux verbaux voix 15 avril 2025

L’OR DU TEMPS

Le geste et la parole

Et la main qui écrit

Et qui mime le monde

L’agent agissant l’agi

Le parlant la parole

Et le souffle des mots

Et le démon du rythme

Qui peut donner l’illusion

De dire vrai

Ou dire n’importe quoi

C’est le dilemme

Entre la Môme Néant

Et la Môme Imagination

Qui chante la réalité

Et c’est la forme

Qui nous reste habituellement

Invisible celle du Temps

Oui c’est la recherche de cet espèce d’espace

sonnant et trébuchant

Que le créateur du surréalisme appelait

l’or du temps