UN POÈME PAR JOUR

J’ai toujours estimé la poésie comme un somptueux banquet où chacun est le bienvenu Joachim du Bellay

Un poème par jour

C’est une hygiène de vie

C’est ma résolution

Pour traverser les nuits

Dans la forêt des pages

De l’an difficile qui va nous traverser

Un poème par jour

Que l’on apprend par cœur

Sois sage o ma douleur

J’ai tant de souvenirs

Que petit à petit

Les poèmes y font leur nid

Dernier jour de l’année

S’allument nos falots

Portant semences et fruits

Poèmes papillons

Comme un battement d’ailes

Pollinisant l’esprit

Martigues 31/12/2024

EN VERS MÊLÉS

Ne croyez pas que je me joue

Mêlant mes vers présents du jour

À la grande mêlée sur la toile

Ne croyez pas que je me poile

À hasarder plume lézarde

Dans la confusion d’internet

Et que le feu de la langue vous arde

Si ne savez combien d’amours se jouent

Dans la moindre pièce donnée

À lire et à goûter en vers mêlés

une page en vers mêlés

UN SOIR

Un soir

Je fus un soir
campé au pied d’une télescope visionnaire
qui progressait rapidement vers le Céleste -
Nuit de velours funèbre damassé d’astres très lointains -
tandis que le soleil depuis nos antipodes
faisait saillir, accrochées à l’arbre invisible
de la gravitation – cette grande amoureuse –
quelques planètes arrondies
comme des boules de Noël
Jetons quelque prière
à l’arche illimitée des étoiles non fixes


« Cosmos aux mouvements qu’un Principe inconnu
gouverne et fait prévoir dans l’horloge des siècles,
sur la Terre livrée à la folie des hommes
on brise constamment les tables de la Loi
Comment hurler la paix, exiger son retour
aux mafieux des pouvoirs réputés maîtres de terreur ?
Collez votre œil à l’oculaire : lumières en suspens
sur l’incommensurable, regardez - les au prix
de tout orgueil petit ou grand
Le piédestal où le tyran se juche
est d’emblée fissuré. Faisons ce vœu
qu’en 2025 nous assistions à des fractures
d’Histoire, voltes où le destin se plaît
à remagnétiser l’Aimant fédérateur d’Amour.

André Ughetto, 23 décembre 2024

LA MASSACRE DES INNOCENTS
Je perds les pédales devant l'horrible guerre
-C'est pas juste dit l'enfant d’un kibboutz
dont la famille a été massacrée
Puis après l'Israélien c'est un petit Palestinien
de Gaza qui hurle sa désespérance


Je suis entouré d'arbres qui me regardent
Je les entends me menacer
Je ne sais au juste ce qu'ils me reprochent
Difficile pourtant d'esquiver
Mais dire la détresse comme elle est
N'est pas donné à la langue de tous les jours
(les mots des tribus ennemies ajoutent de la haine au désespoir)

-C'est pas juste disent les enfants des deux peuples ennemis
C'est de plus en plus nous qui subissons le massacre des innocents
Combien d'années maudites faudra-t-il encore passer
Avant de revoir refleurir la paix l'art
le petit bonheur d'Exister

JJ Dorio Noël 2024

JOUR DE NOËL

Jour de Noël Nativité

Des nouveaux nés et des enfants

Qui ont rêvé de leurs joujoux

Jour de cadeaux de nos loulous

Mamans reines papas gâteaux

Le mien c’était Noël Dorio

Qui s’évada en 42

Prisonnier du Reich allemand

Jour de Noël mais je m’égare

Pour les enfants souffrant la guerre

Finir avec ma plume d’ange

C’est bien le moins que je leur dois

SOUS LE SCINTILLEMENT DE L’ACCOMPLI


À VERSENVERS
Jacqueline Saint-Jean

Il reste un peu de fil sur la bobine des mots, et le dévidoir attend la main tisserande.

Elle voudrait ce soir bruire de tous ses feuilles et de tous ses âges en murmure d’adieu, puis tirer sur son corps les grands draps de l’horizon, comme l’enfant qu’elle fut enfouie dans l’édredon de balle d’avoine pour ne plus entendre le grondement de guerre.

Immobile, face au delta de l’histoire, elle rêve la fin du voyage en cette plénitude puissante du fleuve qui se donne à la mer, sous le scintillement de l’accompli.

Vient de paraître

pour commander ce recueil d’exception :

Maison de la Poésie du Pays de Quimperlé BP 37

29300 Quimperlé

11 euros+ frais d’expédition