La coupe est pleine
Des eaux des ziaux
Des yeux d’enfants
Aux regards d’étincelles
Flamme mouillée
Dit un poète
Passant en barque
Dans la nuit noire
Puis c’est la lune
Juste un trait
Mince profil
D’une faucille
Le sang s’écoule
Sur la forêt
Non des symboles
Mais de la guerre
La coupe est pleine
Du sang versé
Par l'assassin
Du Kremlin
19 février 2024
Category Archives: Poème du jour
NE ME LAISSEZ PAS SANS NOUVELLES
NE ME LAISSEZ PAS SANS NOUVELLES
Je vais voir ailleurs si j’y suis
C’est le parcours obligé de tout poème
Je vais voir le champ de marguerites
Où repose Suzanne ma mère
Je vais suivre le sillon que mon père
Destinait au blé au maïs à la luzerne
Il est tard c’est la nuit noire
C’est ainsi que j’écris le mieux
L’œil distingue parmi mes notes orphelines
Des lettres dont vous n’avez aucune idée
Mais si vous les lisez étonné.e.s
Ailleurs sur le pas de votre porte
Ou à votre fenêtre éclairée
Ne me laissez pas sans nouvelles
Martigues dimanche 18 février 2024
IL SE FAIT TARD
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SOIS DANS LA SOLITUDE UNE FOULE À TOI-MÊME
Croiser et décroiser, les pensées, les paroles et les doigts
Croiser et décroiser, un petit écart cependant,
une virgule ou un mot de travers,
et nous voilà ailleurs,
là où les autres ne sont pas allés…
Ici et maintenant,
Où l’on écoute un air de la moitié du siècle XX
Où l’on revisite « Solitude » d’Ellington
c’est doux mais non doucereux,
c’est Johnny Hodges et Paul Gonsalves.
Et pour le même titre,
on se plaît à suivre les gloses de Montaigne,
croisant et décroisant ses lignes
avec un poète latin qu’il récitait ainsi :
Sois dans la solitude une foule à toi même.
ILLUSIONS TYPOGRAPHIQUES
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