UNE TRACE COMMENT LAISSER UNE TRACE

 

Une trace
Laisser une trace
Comme un baiser
Un sourire
Et disparaître
...
N être plus
Qu’un souffle
Dans les feuillages
Une couleur
Une odeur
Un poème
Interrompu
...
Que de mots tenus
Sur une route incertaine
Nous sommes ainsi
Proches et lointains
Dans la fraternité
Et le souvenir vivace
...
L’orage attend
Son heure
Nous rêvons alors
Des amis disparus
Leurs sourires
Leurs poèmes
Bien inscrits
Tout près du cœur
...
Il pleut longtemps en nous

Danielle Nabonne





UN BEL ÉTÉ

L’éclair de l’instant L’Attention portée aux chocs verbaux Qui rencontrent nos émotions  JJD

Michel Cosem qui vient, hélas, de nous quitter, n’a jamais laissé passer la fin juin sans m’envoyer une petite carte bristol où il me souhaitait, de son écriture simple et élégante, un bel été. J’ai imaginé qu’à l’instar de ce premier poème que vient de m’envoyer Danielle Nabonne, chacun.e d’entre vous, pourriez participer, à votre guise (poème ou prose poétique), au paradoxal far niente d’un temps suspendu où la vie semble ne reposer que sur notre bon vouloir. Envoyez vos textes svp sur mon adresse mail ci-dessous et je les "posterai" les uns après les autres, en souhaitant qu’ils suscitent en vous un désir d’en faire votre miel (en lisant en écrivant). Merci d’avance pour votre désir d'échanger nos belles utopies.

 Jean Jacques Dorio
doriojeanjacques@gmail.com 

UNE TRACE voix JJ Dorio 21/07/2023 16h45

UNE MINUTE D’ARBRE HEUREUX

UNE MINUTE D’ARBRE HEUREUX

J’ai reçu la lettre d’une lectrice faisant éloge de « Mes arbres », une suite que j’aurais écrite, je ne sais où, mais qui avait réveillé en elle bien des échos. Mais je me suis vite aperçu qu’il y avait erreur sur la personne. Jamais en effet je n’ai fait état du fait que les forêts/ apprennent à vivre/ avec soi-même. Et encore moins ai-je fait référence à coyote, ours noir, orignal. J’ai donc cherché la source de la méprise et j’ai compris que ma lectrice s’adressait en réalité à ma presque homonyme, non Dorio, mais Dorion (Hélène), cette québécoise qui a l’honneur d’être au programme du baccalauréat de français pour la prochaine saison (2023-2024), avec son recueil de poèmes intitulé Mes forêts. N’empêche, écrivant dans ma couche d’été, comme hors de moi, cette chronique arborescente, j’ai été « une minute d’arbre heureux ». Martigues dimanche 9 juillet 2023

DANS LE CŒUR DU PETIT BOIS DE PIN

Je reste longtemps dans mon petit bois de pin.

Jusqu’à pénétrer l’intérieur des arbres,

prendre leur tension, écouter battre leur cœur.

L’été j’y passe certaines nuits.

Je cherche la manière de dire l’effroi qui pèse sur leur avenir.

Moi dans le cœur du petit bois de pin

INHUMANITÉ

INHUMANITÉ

-Comment vas-tu vieille branche ?

-Comme un arbre dans la ville en feu.

-Mais au moins toi tu n’as pas brûlé ?

-Si, mais pour l’instant ça ne se voit pas.

Mon cœur est rongé par tant d’inhumanité.

un dessin plein d’humanité don de Claude Brugeilles

(Aujourd’hui en France) je ne vois pas ce contraste entre la crise (la violence) d’un côté et la créativité de l’autre.

J’ai l’impression que c’est la crise face à la crise, la crise qui se regarde dans un miroir.

selon Carlos Fuentes