Goutte à goutte du temps
Ne quittez pas l’écoute
En voyage malade
Sur une lande nue
Ou dans la ville de Cette
Qui fête son jubilé
Besoin de chaleur
Et d’humanité
De soleil fondant
Comme du chocolat
Et nolens volens
Besoin de poèmes
Engrossés d’Azur
Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour
Goutte à goutte du temps
Ne quittez pas l’écoute
En voyage malade
Sur une lande nue
Ou dans la ville de Cette
Qui fête son jubilé
Besoin de chaleur
Et d’humanité
De soleil fondant
Comme du chocolat
Et nolens volens
Besoin de poèmes
Engrossés d’Azur
Autour de minuit la journée s’achève
« C’est l’heure de bloguer sur poésie mode d’emploi » affiche l ‘iPad sur lequel je prose ces quelques lignes
Cette poésie sans mode d’emploi (le titre du blog est un leurre)
Ce sera passé minuit maintenant un poème propulsé du bas vers le haut
Telle une flèche un javelot
Un poème contrarié au cours de son ascension par la gravité
Mais qui connaît l’instant insaisissable où il ne monte ni ne descend
En suspens
Un pur poème inexistant
POÉSIE MODE D’EMPLOI
Dix-huit ans d’obsession
Un texte chaque jour
Apparaître verbal
Sur ce blog de WordPress
Un texte à compléter
Un texte papillon
Comme un battement d’ailes
Pollinisant l’esprit
De l’Autre qui est en nous
Des autres qui le lisent
Dix-huit ans d’illusions
Et de belle utopie
Martigues 25 novembre 2024
Dans la maison du poètereau
Le temps s’écoule entre deux mots
Entre présent (futur passé) et temps zéro
Dans la maison de vers tracés au cordeau
La corde vibre entre deux maux
Le mal de l’idéal le mal des mal-aimés
Le corps s’afflige puis se reprend
Cesse ses plaintes de piètre penseur
Tire l’esprit vers l’extase verbale
Grosse modo vers l’inspiration du Père Hugo
Dont l’égo surabondant se mue en voix de Dieu
Au bord de l’infini Victor prophète et messie
Joue la Comédie surchargée d’éternité
C’est et ça peut paraître boursouflé
Mais comparé aux petites bouches et aux poids plume qui se vendent au marché de la poésie aujourd’hui
Tout est pardonné
DES VOIX
Ainsi, qu’il laisse un nom ou devienne anonyme, qu’il ajoute un terme au langage ou qu’il s’éteigne dans un soupir, de toute façon le poète disparaît, trahi par son propre murmure et rien ne reste après lui qu’une voix, -sans personne. Jean Tardieu
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La voix, il suffit qu’on l’écrive, pour qu’elle se mette à exister.
Une voix perdue, mais qui en douce, remue et entraîne notre plume
Une voix retrouvée et qui prend la forme…qui nous reste habituellement invisible, celle du Temps.
Une voix venue d’Homère, le Père du Grand Récit : Conte-moi Muse l’aventure de l’Inventif
Une voix qui parle d’abord au papier avant d’être libérée par l’inflexion des voix chères qui se sont tues
Une voix dont le souvenir à la couleur du sable qui s’écoule grain à grain
Une voix sans personne qu’affectionnait le poète Jean Tardieu
Une voix unique que l’on lit la nuit au lit : Ô lit heureux l’unique secrétaire de mon plaisir
Une voix enfantine qui crissait sur l’ardoise et son alphabet
Une voix collective jouissive dans la rue et sur les murs du Grand Mai
Une voix étouffée par les mots de la tribu
Une voix en allée sur les lèvres des trépassés
Une voix qui nous souffle qu’il faut continuer
Avec les voix de Marcel Proust, Philippe Jaccottet, Paul Verlaine et Rémi Belleau
Le cœur des petites voix
Sur une ariette de Verlaine
chant et mise en musique JJ Dorio
De la douceur
Du bon Verlaine
Choses pour elle
La petite fougueuse
De la douleur
Des invectives
Contre ceux
Qui le maudirent
Des anecdotes
Avec ceux de sa bande
Éditeurs poètes
Pierrots en herbe
Des vers cocasses
Et polissons
Chansons pour L.
Femme si gentiment
Mieux famée
Que ce vieux moi
Qui s’en va en fumée