JUILLET JUJUBE ET JUJUBIER

LECTEURS DU BLOG

POÉSIE MODE D’EMPLOI

PASSEZ UN BEL ÉT֤É

L’internautonier pousse sa barque :

lebontempsdelavie

Une anthologie

 pour les lecteurs de poésie

http://lebontempsdelavie.centerblog.net/

« Envolez-vous, pages tout éblouies ! »





Septième mois : juillet. Jujube et jujubier.

Septième vie dans la cité de la Concorde,

Quand tout autour le monde violent se défait.

Nous maintenons récitatif, cordes de feu,

Souffles des poésies, simplement et sans bruit.

Écrire sans raisons, c’est ma raison d’écrire.

La lune a disparu dans un coin du verger,

C’est le moment de déployer nos alphabets.

Belles de nuit, filles d’Orphée et feux follets.

Jetez les dés, portraits au crayon des poètes

d’ici et maintenant, dessins de  Jacques Basse.1

On l’entend sans la voir ma bouteille à la mer,

un peu de souffle, un peu de chant, beaucoup de temps,

Source des nuits qui la remplit d’une eau discrète.

On la voit sans l’entendre, fiasque, fiole, fillette,

Ailes de papillon, vertiges de mouettes,

Je les confie au vent, à la joie qui sécrète

ce miel secret pour le lecteur de l’autre rive.

Humour, légèreté du murmure intérieur.

Va-et-vient des poèmes que l’on dit essentiels.

Le- bon-temps-de-la-vie, j’ouvre une anthologie,

Un poème par jour alternant homme, femme,

divers, vivants et bien vivants…et loin des maîtres!

Sous l’écorce des mots de la tribu, l’aubier,

La vie du langage qui nous donne vigueur,

joie, puissance d’agir, ABC fraternel,

imagination (faites la diérèse).

Le grand-duc au grenier, un poète empaillé.

Il se plaint de sa vie, du destin, du cogit

Ô nausée, vie absente, couchées sur papier bible.

1 « Visages de Poésie » Editions Rafael de Surtis

JUILLET JUJUBE ET JUJUBIER

Un poème publié par Michel Cosem à Encres Vives

Dans le recueil

DOUZE MOIS EN ALEXANDRINS

Collection Encres Blanches n° 663

Avril 2016

UNE TRACE COMMENT LAISSER UNE TRACE

 

Une trace
Laisser une trace
Comme un baiser
Un sourire
Et disparaître
...
N être plus
Qu’un souffle
Dans les feuillages
Une couleur
Une odeur
Un poème
Interrompu
...
Que de mots tenus
Sur une route incertaine
Nous sommes ainsi
Proches et lointains
Dans la fraternité
Et le souvenir vivace
...
L’orage attend
Son heure
Nous rêvons alors
Des amis disparus
Leurs sourires
Leurs poèmes
Bien inscrits
Tout près du cœur
...
Il pleut longtemps en nous

Danielle Nabonne





UN BEL ÉTÉ

L’éclair de l’instant L’Attention portée aux chocs verbaux Qui rencontrent nos émotions  JJD

Michel Cosem qui vient, hélas, de nous quitter, n’a jamais laissé passer la fin juin sans m’envoyer une petite carte bristol où il me souhaitait, de son écriture simple et élégante, un bel été. J’ai imaginé qu’à l’instar de ce premier poème que vient de m’envoyer Danielle Nabonne, chacun.e d’entre vous, pourriez participer, à votre guise (poème ou prose poétique), au paradoxal far niente d’un temps suspendu où la vie semble ne reposer que sur notre bon vouloir. Envoyez vos textes svp sur mon adresse mail ci-dessous et je les "posterai" les uns après les autres, en souhaitant qu’ils suscitent en vous un désir d’en faire votre miel (en lisant en écrivant). Merci d’avance pour votre désir d'échanger nos belles utopies.

 Jean Jacques Dorio
doriojeanjacques@gmail.com 

UNE TRACE voix JJ Dorio 21/07/2023 16h45

ZÉPHYRE BELLE ENDORMIE DE SCUDÉRY





2
Je lance un scud sur Scudéry
Un missile imbécile sur
Zéphyre la Belle Endormie
Qu’il écrivit d’une main sûre

La Belle du sonnet repose
Les yeux fermés pleins d’agrément
Ses seins demi-nus palpitant
Son haleine parfum plus doux

Que l’esprit de musc et de rose
Le Poëte on le lit abuse
Use de figures futiles

Mais qu’il me plait de retresser
C’est une dame revisitée
Par des métaphores qui filent

Georges de Scudéry (1601-1667)

série : Lir'écrire encor des sonnets ? Il faut être sonné !




RÊVES TORDUS

11

Je m’aperçois en relisant mes carnets que dans cette série de Rêves en pagaille Pagaille de rêves j’élimine pas mal de rêves « tordus » Témoin cet échange avec toi « ma morte » vivante mais en danger de mourir une seconde fois Voyons mais pourtant on t’a bien assisté jusqu’à ton dernier souffle et on t’a enterré en bonne et due forme Je te le répète de manière absurde Encore et encore Ou bien je vois un tableau unique fait à la peinture à l’huile à la brosse et au couteau comme celui que j’ai acheté à mon ami T. et qui est au salon face à la porte d’entrée Mais des types viennent pour me le reprendre C’est comme ça c’était dans le contrat me disent-ils à la mort du peintre la toile revient à sa veuve Mais non vous vous trompez je proteste c’est pas T. qui est mort c’est mon épouse cette nuit Je résiste mais rien n’y fait ils enlèvent l’œuvre peinte et à la place je vois un grand trou dans la cloison en placoplâtre…