Ce m’est douleur dolente et dure Rutebeuf Ce m’est doux leurre Amorce d’une fausse complainte D’un Enfer imaginé par Dante Nella citá dolente « Vous qui rime me demandez » Ce n’est pas l’heure de se lamenter À l’exemple de Job « raillé par sa femme » Dans un tableau de Georges de la Tour Ce m’est doux leurre De broder ces aimables détours Dans une France rance et moisie Par l’horrible Zémour * Complément Non l’histrion n’aura pas le dernier mot "L’historien n’en veut pas de ce dernier mot : Il est là pour restituer à ces vivants d’hier l’indétermination de leur être, la plasticité de leur temps, l’ouverture de leur avenir. Loin de sceller les sépulcres ou d’apposer les sceaux de la fatalité, L’HISTOIRE EST UNE ÉCOLE D’AVENIR." Johann Chapoutot Que sais-je ? Les 100 mots de l’Histoire
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ENIVREZ-VOUS ! (suite)
Cet enfer marchand
Tout s’achète Tout se vend
La fricassée de l’âme
Avec son automobile
Cet enfer marchant
Sur l’éducation et la santé
L’art et la créativité
Métamorphosant les individus
En consommateurs zombis
Cet enfer du Tout Économique
Et de leurs hommes de main
Thuriféraires offrant l’encens
Aux dieux de la Bourse
Et du Produit Intérieur Brut
Cet enfer qui te prive
Des ressources infinies
De ton for intérieur
Qui t’interdit de goûter
L’art vivant du théâtre
Où les paroles sont plus fortes
Que tes actes privés
Tes actes privés d’amour de vin
De poésie de liesse et de l’ivresse
Baudelairienne…Enivrez-vous
Pour ne pas être les esclaves martyrisés
Du Temps…et du discours marchand !
QUELQUES LICENCES POÉTIQUES et un vers sublime
QUELQUES LICENCES POÉTIQUES
et un vers sublime
Alphonse de la
Martine Aubry
La maire de Lille
La mer de Debussy
Verlaine qui a trop bu
Voit un loup sauter la haie
Comme on aime comme on hait
Et merdre dit le Père Ubu
Prévert des mille bouquets
Quand il joue au bilboquet
Pense aux filles aux mille beaux culs
Qui l’aurait dit qui l’aurait cru ?
Laurel et Hardy mangent des cafards
Qu’ils avaient pris pour des olives noires
Je bois du café et j’ai le cafard
Laforgue appelle ça l’humour des corbillards
Comme sur un billard à quatre bandes
Et d’énigmes en énigmes
Volent mes licences poétiques
Le paradis ayant l’enfer pour borborygme
Qui d’après vous sortit de sa plume ce vers sublime ?