L’ÉTÉ MONTRE SON NOUVEAU CŒUR

l’été montre son nouveau cœur
L'été montre son nouveau cœur
Dans l'azur de la mer qui chante
Jeux de blancs mouettes et gabians
Amour niché au creux des criques
Sur le sable d'un sablier
comme arrêté ou sur les graves
Selon le vent on boit l'écume
Baisers salés des symphonies
La mer de Claude Debussy

(impromptu 
hypnographies
et manuscrit
Fos sur mer 30/06/2020)
extrait
mon premier concert
à la Philharmonie de Berlin
1963
(Un dictionnaire à part moi)

poèmedit parsonauteur

PLAGE D’ÉTÉ PLAGE D’HIVER

Rumeurs des vaguelettes mourant sur le sable
Rumeurs des vaguelettes mourant sur le sable
L'été mêlé aux odeurs de crèmes solaires
aux cris des enfants
aux voix des porteurs et porteuses
de smartphones

L'hiver sur la même plage
il n'y a personne
que le jeu infini des lumières
sur la mer

Et ton silence
Que je peins assis seul sur ma page blanche

Je te raconte
et te laisse résonner
dans les poèmes appris
en marge des bruits du monde

Marginal et pauvre 
en retrait des choses 
mais ayant ce pouvoir acquis
de tout dire
et sur tous les tons




 
d’une voix voilée
mais ce n'est pas intentionnel
ce serait bien et pour tout dire inespéré
qu'une autre voix
se fasse entendre
en marge des bruits du monde

 

LA PREMIÈRE CIGALE

espontaneo

LA PREMIÈRE CIGALE





Cigarra dichosa tú     Federico García Lorca





La première cigale me remue le cœur

Tu n’es plus là pour partager cet instant précieux

qui ouvre une nouvelle saison d’été

Mais que tu ne sois plus là

N’ôte en rien le fait que tu as été

Ma main l’écrit et à ma manière

te métamorphose

En cette cigale qui sur mon olivier

Marie l’éphémère à l’éternité





mardi 23 juin 2020 10h du matin

cigale timide et voix de l’auteur