Cinq cents èretz a Montsegur Sabent çò que viure vòl dire Cinq cents erètz a Montsegur Segur i sètz darrièr l’azur Claude Marti Vous étiez cinq-cents à Montségur Vous saviez ce que vivre veut dire Vous étiez cinq-cents à Montségur Vous êtes encor là derrière l’Azur (ma traduction) Je n’ai en moi aucune étincelle de cet amour que certains nomment amour de Dieu Ce Dieu converti en Haine dans la bouche du patriarche de Moscou accompagnant la destruction systématique de l’Ukraine au nom de la Sainte Russie Le fanatisme religieux allié aux Conquistadores – et leur vol de gerfauts-, à la croisade franquiste et à notre pauvre Occitanie où à Béziers furent brûlés « les hérétiques » - bonshommes et bonnes femmes cathares des plus pacifistes- passés au fil de l’épée avec la plus atroce des formules : Tuez-les tous Dieu reconnaîtra les siens
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MALHEUREUX COMME L’UKRAINE
Notre joie d’exister dans cette Europe des démocraties en paix depuis 1945, soudain déchirée par l’impensable (oui c’était notre « impensé »), la guerre provoquée par un propagandiste du vieil empire russe, portée dans un pays que le tsar suicidaire détruit systématiquement et qui n’est plus qu’un mot désignant le malheur : l’Ukraine. Ma voix en vain se mêle à celles qui crient leur horreur de cette guerre Ma voix flotte doucement sur l’esprit perdu de la paix Ma voix inondée de tristesse de voir mourir un à un les citoyens de l’Ukraine Ma voix d’une oraison sans Dieu sur le corps éclaté des enfants défigurés Ma voix d’aveugle aux cheveux blancs qui déploie ces vers écrits par un mortel malheureux comme une pierre 13/03/2022

POURQUOI QUE J’ÉCRIS
Pourquoi que je vis Pour la jambe jaune D’une femme blonde Boris Vian Pourquoi que je vis Se demande Boris Pourquoi que je meurs Sous les bombes russes Pourquoi que j’écris Sur mon thésaurus Des mots aux idées Des maux de la guerre Sans foi ni loi De la boucherie Pourquoi que je pleure Sur l’écume des jours et l’arrache-cœur de faire ces vers nécessaires et dérisoires Ces quelques traces Pour l’Histoire Pourquoi que je vais Cracher sur la tombe Des poutinolâtres Et de l’autocrate Enterré vivant Dans son bunker Du Kremlin Pourquoi que je vis Pour l’amour d’la paix L’amour de la vie

SONNET SUR LA GUERRE EMPIRÉE
Les vers que l’on écrit en songeant aux batailles Anna de Noailles Pratique désuète Politesse des Dieux Ceux qui dictaient les vers aux poèt’inspirés Je poursuis la coutume, mi-farceur, mi-sérieux, Faisant jouer les sens sur la guerre empirée. Que pensent ces soldats, la horde destructrice, Qui lâchement massacrent les cités de l’Ukraine ? Et pourquoi montre-t-on l’image séductrice D’un poutine toqué, détraqué, schizophrène ? Le pire est à venir, entend-on écœurés, Des enfants vont mourir sous la terreur des bombes -Monsieur il était bon et doux comme un Jésus1 Je recopie Hugo, mes sanglots étouffés Par la rage de ne pouvoir étrangler Ce petit tsar de merde ordonnant le carnage. 1 Victor Hugo Les châtiments 06/032022

IL N’Y A PAS DE GUERRE EN UKRAINE
Nous ne voulons pas convaincre les gens de nos idées, nous voulons réduire le vocabulaire de telle manière qu’ils ne puissent exprimer que nos idées. Gœbells (propagandiste en chef de Mr H.) À Moscou, il est interdit, sous peine de prison, de prononcer en public le mot « guerre ». Les Russes ne font pas la guerre aux Ukrainiens, mais juste une « opération spéciale », pour les libérer de leurs dirigeants « nazis ». Poutine qui rime avec Staline, a fait dissoudre en décembre 2021, Memorial , l’ONG russe fondée à la chute de l’URSS, par Andreï Sakharov, prix Nobel de la Paix, au motif que « spéculant sur le thème de « répression », Memorial a créé une image mensongère de l’Union Soviétique, comme état terroriste, afin de blanchir et de réhabiliter les crimes nazis ». (Voilà la relation avec la propagande actuelle sur l’état ukrainien). En réalité, Memorial, documentait depuis 3 décennies, l’histoire tragique des 3 millions de victimes du Goulag, ses charniers, ses fosses communes, les falsifications des maîtres du Kremlin. « Quand j’entends le mot Histoire je sors mon revolver et tire sur ses prétendus chercheurs qui salissent le glorieux récit de la Russie éternelle ou de la France de Napoléon et de Pétain. » (signé Vladimir Zemourski)
