LAMBINER

version première (et presque définitive) écrite à la main ce 24/09/2020




LAMBINER

Ce sont mes plus beaux moments d’écriture.

Je pars d’un mot ou de plusieurs, qui ne dépassent une ligne.

Ils ne sont pas de moi, mais d’un livre, que je ferme alors.

« Une page blanche, vierge de toute écriture ».

C’est la cueillette de l’instant.

Ensuite cette carte tirée, je cherche et lui ajoute une des miennes.

Aujourd’hui par exemple c’est « Y a-t-il un texte dont mes intonations fassent mieux jouer toutes les nuances ? »

Mais non, ce n’est toujours pas de « moi », mais d’un autre livre. (Celui-là d’une femme).

Une page blanche, si je commence à faire mouvement sur elle, quelque soit le temps que je vais y consacrer, je m’oblige à la remplir.

C’est comme un devoir d’écolier. Mais comme je n’aime pas raturer (une sorte d’interdit), rien ne me presse de la terminer.

Cette page ce matin c’est écrite au lit, à mon réveil du matin.

(C’est autre chose pour mes réveils de nuit).

Dieu sait combien elle m’a permis de lambiner.

Tout à l’heure, je la recopierai, à l’aide du clavier.

 Et puis je l’oublierai.





citations : « Le côté de Guermantes » et « Enfance »

DES BABELS DE SILENCE





Sans bouger dans la nuit

Sous la lampe notre culte

         Dans un livre de poèmes          

Nous feuilletons des terres

Des rivages et des voix

Des Babels de silence      

Aux croisements de pistes

Qui bruissent d’isthmes

Et d’intérieurs murmures





Quand le rite prend fin

Il reste quelques mots sur la page

Une forme un espace

quelques traces





Ou bien le blanc

Sur nos lèvres closes

Égarées

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AIMER L’UTOPIE

Jean Jacques Dorio

réécriture fin de l’été-automne 2020





première version imprimée

publiée par

Encres Vives n° 399

en octobre 2011





une page comme par magie

écriture et peinture 
sur le blog de Maria-Dolores Cano

à lire et découvrir en commentaire



	

UNE VOIX CHERCHANT SA VOIE

hypnographies Dorio 06/07/2020




UNE VOIX CHERCHANT SA VOIE





Pour que les mots ne cognent dans le vide

Je m’abreuve aux sources créatrices

Diffuses dans les textes difficiles

Ceux qui résistent ceux qui se dérobent





Mots faisant notre humaine condition

Je les reprends les reprise les frotte

Aux différentes formes de ma vie





Une vie qui m’échappe sans emphase

Mais non sans essai de creuser ma voie

Juste une voix de tous et de personne

(dizain V)

une voix cherchant sa voie
tresse des voix
enregistrez le poème
envoyez-le à mon adresse
doriojeanjacques@gmail.com

et je le posterai ici
à la suite



 
la voix d’Estourelle

À MA BONNE AMOUR ET LÉAL AMIE





ICI OÙ JE ME TIENS









Oiseau tranquille au vol inverse oiseau

Qui nidifie en l’air

Guillaume Apollinaire





Perdu dans mes pensées

Je laisse aller sans m’y arrêter

les idées qui viennent

et puis qui passent





Ici où je me tiens

Loin du monde saturé de bruit

et d’interminables querelles





Avec cette confiance

venue d’enfance

et de la longue fréquentation

des grands chants

de bone amour et  de leal amie





Ouvert à la littéralité

aux multiples sens posés

qui douent ainsi d’authenticité

notre humaine et si fragile condition

DES MOTS DE MON ENFANCE

la page d’origine




DES MOTS DE MON ENFANCE

Des mots de mon enfance

ont disparu dans le dédale

de l’histoire qui oublie





les rebouteux

les pleins et déliés

de la gauloise

trempée dans l’encrier

du pupitre





Qui oublie

le joug liant

Mulet à Mascaret

le bœuf blanc et le tacheté

les tours de saucisse

qui pendaient au plafond





les punaises

de bénitier





les maux de poitrine

qu’on guérissait

le dos plein de ventouses

passées à la flamme





(le reste manque…)