Issue
Je cherche l'issue
des nuits d'Hiver
et je trouve
cachée dans l'écriture
à l'encre noire
la couleur des mots
pour dire l'attente
des fleurs du printemps.
Claude Brugeilles
Arcizac Adour 28/01/2024
PRINTEMPS 2024
L’hiver tourne sa page
C’est l’printemps chante Ferré
C’est le printemps
Viens-t’en Pâquette
Te promener au bois joli
Ces vers d’Apollinaire caquettent
Printemps brut
Comme l’art de Wölfi
Enfermé pour douce folie
Et comme le champagne d’Épernay
Printemps 45
Où maman et papa
Peu fiers
Annoncèrent
Un enfant nous est né !
JJ Dorio
Martigues 20 mars 2024
Tag Archives: printemps
ODEUR FOIN COUPÉ

Vis à vis à gauche un haïku (5/7/5) à droite trois lignes en vers négligés
Au chien qui fume Les musiciens font un bœuf Et sur le toit s'envole l'oiseau Quetzacoatl * Odeur foin coupé Le printemps de Vivaldi Je peigne mon bœuf
L’AFFREUX PRINTEMPS
L’AFFREUX PRINTEMPS L’hiver se meurt Le bel hiver L’affreux printemps Me fait pleurer Cyprès de Leyland Cupressus leylandii Me donnent les glandes Je lacrymale Et j’allergise J’ai la peau rouge Des Amérindiens Ceux que je vis se peindre Avec les graines du roucou Le printemps vient Mais je l’accueille Du bout des douas Les amours jaunes De ses pollens Autour du cou Fort me rudoient Les Martigues 20/03/2023
RAISONS D’ACCOMPAGNER CETTE PREMIÈRE NUIT DE PRINTEMPS
28 RAISONS DE PLONGER corps et âme dans la vieille écriture automatique le choc de la plume qui va au hasard Balthasar au lapsus consenti à l’image gratuite 29 RAISONS D’ÉCRIRE SOUS LA DOUCHE des vers immortels qui nous touchent Sur le savon l’océan le tamarin la pleine lune de cette première nuit de printemps et les méduses 30 RAISONS D’ÊTRE À LA HAUTEUR pour humer l’air de Verbier ou l’algorithme d’un auteur absent de tout bouquet 31 RAISONS DE PROMENER sa petite Alice sur la Skyline de Manhattan avec les gratte-ciel en arrière-plan et le Williamsburg Bridge sous lequel Sonny Rollins soufflait toute la journée en 1960 comme un âne amoureux des bruits newyorkais
C’EST L’PRINTEMPS
AGENDA du 15 au 21 mars 2021
Lundi 15/03/2021 0h53 Et c’était déjà notre destinée Qui nous regardait sous votre voilette. Je connais par cœur ce poème de Verlaine évoquant la petite épouse et la fille aimée. Mais c’est la première fois, Covid oblige, que je l’assimile aux personnes masquées que je croise au marché, sur la plage et dans les premiers romans faisant état des moitiés de face et des corps en retrait. Sylvie Germain Brèves de solitude 1h05 Mardi 16/03/2021 3h00 La plume m’a donné plusieurs propositions pour laisser trace de ce jour, mais je n’en ai retenues aucune. 3h15 Mercredi 17/03/2021 3h10 Après plusieurs essais ratés, la mise en forme d’un court texte (fragment, esquisse, poème) nous apaise. Et nous met en présence d’un des secrets fragiles des vies de ceux et celles qui ont besoin de (se) raconter. La vida no es la que uno vivió, sino la que uno recuerda y cómo la recuerda para contarla. Gabriel García Marquez Vivir para contarla « La vie n’est pas ce qu’une personne a vécu, mais ce dont elle se souvient et de quelle manière elle s’en souvient pour la raconter. » Vivre pour la raconter. 3h13 + le temps de la citation et ma traduction. Jeudi 18/03/2021 1h40 Sotz folha d’albespi. « Sous le feuillage de l’aubépine » Quel plaisir de retrouver ce fragment occitan d’un troubadour dans la langue de ma lignée…valets de ferme, fermiers puis paysans enfin libérés du poids des maîtres. 1h42 Vendredi 19/03/2021 Original en ses deux sens : premier et singulier. J’ai été le premier de la famille à “faire des études” après “l’école primaire” j'ai fait comme il se doit, "le cours complémentaire" (avant que le nom disparaisse changé en “collège”), puis le lycée que j'ai quitté au bout d'un an pour l’École Normale d’Instituteurs (le graal pour une famille issue des valets de ferme puis de petits paysans), et un peu d'Université. Le premier, côté homme, à ne pas faire son “service militaire” mais la “coopération culturelle” donnant des cours joyeux de langue française sous les tropiques caraquègnes. Singulier? Sous l’angle du langage le souci constant de se soustraire à la servitude volontaire de la culture de masse par des lectures incessantes dans tous les domaines, les alertes et les impasses, le temps long laissé à l’incompréhension, la confusion, à condition que Conatus nous maintienne. Persévérer, échanger, susciter, ondoyer, avec et pour autrui, poésie de la pensée, pensée de la poésie. Et puis à la fin de l’histoire, avec sa petite hache, la disparition Qui au sortir d’un Corpus compilant nous conduira tout droit au zoo. italiques : Étienne de la La Boétie, Baruch Spinoza, George Steiner. Georges Perec Texte initié à 5h50 puis repris pour un dictionnaire à part moi. (texte au long cours, en cours) Samedi 20/03/2021 2h55 Grâce à « la conversion numérique » je viens de « poster » sur mon blog poésie mode d’emploi un poème en 3 dimensions : « la pièce écrite la main », sa modification en la recopiant sur le clavier avec son traitement de texte et ma voix qui dit le texte final, en essayant d’être le plus naturel possible. 2h57 Dimanche 21/03/2021 4h27 C’est l’printemps. Depuis 68, allez savoir pourquoi, pas une année où je n’ai écouté (plutôt deux fois qu’une), le premier jour de la saison susdite, cette chanson enjouée de Ferré. Y a la pluie qu’y est passée chez Dior Pour s’faire l’modèle Soleil d’Or. 4h30