TROIS RONDES POUR FINIR LE CAHIER BLEU

FINIR LA RONDE

FINIR LA RONDE

Quand la maclotte ne fait plus sautiller les Fla les Fla les Flamandes

Finir la ronde des nostalgies Lucrèce Virgile éclairent ma page

Prédécesseurs et précurseurs qu’en réalité je n’ai jamais bien lu

Ainsi cette marge est inutile

Mais non la page

Où dansent mes derniers signes

JE ME DÉGUISE

JE ME DÉGUISE

Sous mes graphies tracées comme en hypnose

Il y a mon père et ses labours boustrophédons allers retours

Il y a ma mère qui était fière de son Jeannot qu’elle faisait beau comme un sou

Il y a maïdine grand-mère Germaine la seule qui m’appelait « Mic »

et qui touchait ma barbe noire pour s’assurer qu’elle n’était pas fausse

Il y a la chair des humbles dont personne ne parle longtemps après

180 SIGNES POUR TOI

CETTE DERNIÈRE

Elle est à toi 180 signes c’est pas beaucoup pour ceux qui s’aiment

C’est comme la chanson d’un québécois qui s’appelait – c’est pas croyable – DOR

Et moi pauvre de moi je n’ai plus qu’à ajouter IO ou plutôt Yo

C’est le yoyo de la Manic le titre de la chanson

Si vous saviez comme on s’y ennuie Mais en la chantant on fait renaître

180 fois nos amours mortes transfigurées

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7 commentaires

  1. Comme sont belles ces trois rondes
    « Je me déguise » … est exquise
    touchée je suis par cette mère fière
    de son Jeannot qu’elle faisait
    « beau comme un sou »

    « beau comme un sou »
    expression désuète
    si jolie et si tendre
    d’une époque lointaine
    à l’odeur de savon
    et habits du dimanche

    Et puis,
    « Il y a la chair des humbles dont personne ne parle longtemps après »
    qui me touche en plein coeur

    merci

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  2. Sans lecteurs ou/et lectrices qui, me lisant,
    « y poussent un peu leur vie »,
    il me manque leur manière de prolonger mes poèmes,
    dont chaque commencement n’en finit pas…

    Maria ce matin met un sou neuf
    dans notre tirelire en commun

    « Vous y dansiez petite fille
    Y danserez-vous Mère Grand
    C’est la maclotte qui sautille
    Toutes les cloches sonneront
    Quand donc reviendrez-vous Marie ? »

    Guillaume Apollinaire

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  3. Finissant le fichier de 2016, j’ai trouvé ceci, que je porte ici en hommage à la fin de tous nos cahiers, et j’ajoute aujourd’hui Maria Dolores Cano à la dédicace, nous sommes un trio qui a fait ses preuves.
    Pour Jean-Jacques Dorio.
    J’ouvre, tu ouvres, je me faufile et je t’embrouille,
    installé à cœur ouvert.

    Va, porte ouverte en grand sur un voyage, les pierres s’ouvrent, le début et la fin entrent et sortent.

    On passe, avec le visage de l’enfance,
    le temps nous change au risque de perdre.

    Porte ton cœur, mon cœur te porte, regard vivant au vaste monde, un refuge, un pas,
    ailleurs fermé, ici en grand, le cœur est un secret à ouvrir.

    08 Janvier 2017

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    1. Je prélève une carte du château
      de paroles et de sons
      faisant jouer Hasard
      que je charge de sens

      C’est ce que font
      Michel et Maria
      sur leurs blogs respectifs

      Respects qui nous fait
      souvent croiser
      et entregloser

      Étincelles vives
      et fragiles
      au cœur des textes
      et du monde
      qui nous insatisfait

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  4. 180 signes pour faire renaître un peu le passé
    plutôt les âmes des gens aimées connus
    les faire revivre leur donner vie
    chaque signe vivant
    d’une vie différente
    animé du geste
    de celui qui trace
    du regard du regardeur
    en les regardant
    ça panse un peu l’âme aussi
    et puis d’un élan qui seul
    leur appartient
    leur danse propre à chacun
    on la voit s’animer sur la page

    Merci !
    Estourelle

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    1. Pour calmer la douleur faites des fantaisies
      Coupez vos livres en deux comme ce vers à l’hémistiche
      Amusez comme le psy Lacan la galerie Nyania
      Pour dire et suggérer Tirer les vers du nez
      Nyania beaucoup à faire
      On songe à Cyrano ou aux âmes bien nées

      Pour calmer la douleur la tenir plus tranquille
      La forêt du langage la cacher par des signes
      Des envolées de gestes à l’encre endimanchée
      Hypnoses et graphies qui bondissent en silence

      Pour calmer la douleur pleurer est inutile

      J’aime

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