JOURNÉE (un dictionnaire à part moi)

JOURNÉE

Une bonne journée pour demain
Une journée sans tv barbecue culs bénis
Une bonne journée d’ébéniste de gammes d’artistes
Une journée sans le parti F Haine sondages de journalistes
Une bonne journée de listes d’objets qui ne se trouvent dans aucun magasin de l’hexagone
Une bonne journée de poupée fétiche et de marionnette porte-bonheur
Une bonne journée pour Max Ernst au camp des Milles
Pour les chardonnerets les lézards amoureux
Et mon petit fils
Mathis

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DORIO JJ (un dictionnaire à part moi)

UN DICTIONNAIRE À PART MOI
Jean Jacques Dorio
Les Editions du Net

Le livre vient de paraître : il est disponible sur tous les sites internet de vente de livres (exemple La Fnac) et sur demande chez votre libraire 


Des fragments autobio-sémantiques, un abécédaire singulier où le plaisir de l'écriture ne nous quitte pas. On déambule aux détours des lettres et des mots et on découvre des alcôves lyriques, géographiques et poétiques. Prose ou poésie ? Abécédaire ou Autobiographie ? Provence ou Ariège? Tout n'est qu'hybridité pour le plus grand plaisir du lecteur. 

Camille Blancher  

DORIO JJ

Qu’importe mon nom or ou cuivre
Perle ou goutte d’eau dans la mer
Victor Hugo
 
La folle de Chaillot je ne sais plus qui c’est
Tayaut tayaut tayaut
Le roi de la Pampa ça je connais bien mieux
Queneau Queneau Queneau
Fabliaux sur les parvis poèmes in-folio
Mon dictionnaire de rimes ne connaît pas Dorio
Yoyo yoyo yoyo 

Mes poèmes ne racontent pas d’histoires,
mais mes histoires y figurent,
fragmentées, mouvantes,
miscellanées cousues d’un fil d’or (io),
que je m’efforce de rendre invisible.

voix Dorio JJ sur une musique de Gato Barbiéri « Le roi de la pampa »

ANAPHORISANT (un dictionnaire à part moi)

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vient de paraître

UN DICTIONNAIRE À PART MOI

Jean Jacques Dorio

Les Editions du Net

222  « entrées » 189 pages 16 €

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Merci mille et une fois

JJD

ANAPHORISANT

Mettons que je n’ai rien dit. Mettons que je m’appelle Ishmaël et que pour chasser le cafard

l’envie me prend de naviguer. Mettons que cette écriture, se fait en mode survie. 

Mettons qu’elle se perd dans Méandre fils d’Océan et de Thétis.

Mettons qu’elle se relance par ricochets et palets d’une marelle étourdissante.

Mettons que cet exercice de chevet, anaphorisant, m’évite la prise d’anxiolytiques. 

Mettons que je traverse ainsi mes intimes altérités, croisant personnes et personnages,

lieux, paysages, époques, pensées perdues et retrouvées, scènes autres et nourrissant

mes feuilles d’ombre.

Mettons qu’à la différence d’une poésie qui requiert un temps infini de retouches et variations ce dictionnaire s’écrit d’une traite et joyeusement à part moi.

Mettons, en effet, que je n’ai rien dit.

FATRAS ET FATRASIES

Patraque et patatras, je me noie (avec joie) dans le fatras de formes jouissives. Fatrasies sans tête ni queue, composées il y a belle lurette et dont la B.N.F. conserve quelques feuillets magnifiés par des lettrines dont le corps graphique nous saute aux yeux, avec l’illustration d’un tableautin en contradiction, le plus souvent, avec l’histoire en vers.

Li chan d’une raine

Saine une baleine

Une reine dans la Seine Le chant d’une baleine Ou bien la raine Rana Grenouille pataugeant dans le bénitier des imprimeurs et des primeurs de fruits pourris (pour rire) Ici tout est possible, muets chantent mâtine et aveugles voient clair, n’en déplaise au troubadour de la mauvaise réputation. Pauvreté donne à ma plume richesse et Fortune « hideux monstre aux bras multiples » se fracasse contre le mur de Mai 68 : Laissons la peur des Fatrasies aux cartésiens rancis.

voix mêlées entrelacées de musiques puisées sur fip jazz

UN DICTIONNAIRE À PART MOI

Vient de paraître 
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Une entrée du dictionnaire qui en comporte 222  

BOUSTROPHÉDONS

Où je suis né on me l'a dit*
Mais ceux-là même sont partis
depuis longtemps hélas. Mon père,
ma mère, essentiellement.  

Dans une maison de village,
face à l'église qui sonnait
mâtines, midi, l'angélus.
Personne ne s'agenouillait.   

Ma rue - je ne sais plus son nom -
Traversait alors la commune,
Je la quittai bientôt pour une
autre, dite du pré de long.  

C'est là que j'appris à courir,
Mes genoux portaient la couronne,
Petit Poucet rieur offrant
Miettes d'enfance au royaume.   

Mes parents étaient paysans.
Pas un sou mais quelle richesse :
Lait veau vache cochons couvées
Blé maïs et pommes de terre. 

Quelquefois je guidais les bœufs,
Mon père faisait ses sillons,
Qui aurait dit qu'il me montrait
Ainsi l'art du boustrophédon :  

C'est tourner d'une ligne à l'autre
Le sillon égale le vers.
Lui semait le blé dur, l'épeautre,
Mon champ est plus imaginaire.  

Je le sais mais je persévère.

*Georges Perros (Une vie ordinaire)