FATRAS ET FATRASIES

Patraque et patatras, je me noie (avec joie) dans le fatras de formes jouissives. Fatrasies sans tête ni queue, composées il y a belle lurette et dont la B.N.F. conserve quelques feuillets magnifiés par des lettrines dont le corps graphique nous saute aux yeux, avec l’illustration d’un tableautin en contradiction, le plus souvent, avec l’histoire en vers.

Li chan d’une raine

Saine une baleine

Une reine dans la Seine Le chant d’une baleine Ou bien la raine Rana Grenouille pataugeant dans le bénitier des imprimeurs et des primeurs de fruits pourris (pour rire) Ici tout est possible, muets chantent mâtine et aveugles voient clair, n’en déplaise au troubadour de la mauvaise réputation. Pauvreté donne à ma plume richesse et Fortune « hideux monstre aux bras multiples » se fracasse contre le mur de Mai 68 : Laissons la peur des Fatrasies aux cartésiens rancis.

voix mêlées entrelacées de musiques puisées sur fip jazz

LE TEMPS l’arcane majeur





Le temps pour le poème

est l’arcane majeur





Le temps refiguré

dans une métaphore





Le temps désaliéné

« les promesses de l’aube »

brisées mais non perdues

dans un dire têtu

ni le même ni l’autre





Le temps des nuits entières

qui sonne sans raison

mais non sans résonances

L’horizon de lectures

d’une intranquillité

qui nous tue et rassure





Le temps qui nous murmure

La mémoire et l’oubli

L’amour des fatrasies

Et la sérénité





manuscrit « tel quel » nuit du 26 novembre 2020
le temps arcane majeur