le secret – chut ! ne le dis pas – je suis toi moi elle – tiens à ma connaissance Pessoa ne s’est pas inventé d’hétéronyme en elle – le secret – non je ne suis pas qui je suis – moi postiche moi pastiche – le secret du secret – work in progress – mais qu’est-ce que tu fabriques ? – j’écris tu le vois – ah !ah ! – je chuchote je balbutie dans l’indifférence – en secret avec ceux et celles qui partagent notre empire de capacités – nos liens qui nous délient – avec ceux qui la vie durant creusent leurs objets de connaissance – pour tâcher d’y voir clair – ma chère mon cher je vous suis reconnaissants de votre identité ainsi bariolée comme celle d’un.e indien.ne en fête visage de rocou et chants adressés au mythe des origines –si on te demande poète ce que dans la vie tu fais réponds – chut ! c’est un secret
Author Archives: Jean Jacques Dorio
UNE CHANSON DE QUATRE SOUS
montage réalisé par Pauline Dorio
Dessins photos etc JJ Dorio
Musique, paroles et interprétation par Jean Jacques Dorio.
Chanson extraite de l'album "Chansons de quatre sous" enregistré en mai 2016 au studio "Le Petit Mas" à Martigues.
L'album comprend 13 chansons avec leurs textes et des dessins originaux.
Pour tout renseignement :
doriojeanjacques@gmail.com
Une chanson de quatre sous :
Une chanson de quatre sous
Sortie sortie de je n'sais où
Une chanson qui essaie de naître
Sur nos guitares et dans nos têtes
Une chanson un petit bout
De toit où nichent des hiboux
Sources de rêves dans un grenier
Des lettres qui sortent d'un plumier
Une chanson de mon école
Où l'on chantait la Carmagnole
Une chanson qui me croira
Ah ! ça ira ! Ah ! ça ira !
Une chanson un petit rien
Souffles et soupirs d'un musicien
On les pendra à la lanterne
Pour leur Bali leurs balivernes
Une chanson de 68
Le rire de Dany Cohn Bendit
Faites l'amour Fuyez la guerre
Faites sur les murs mille poèmes
Une chanson de l'Utopie
L'alouette a pris le maquis
Sous les pavés laisse béton
La plage Tontaine et Tonton
Une chanson faut la finir
Savoir briser la tirelire
Notes de piano minent les mots
Les plus banals les géniaux
Une chanson un petit rien
Souffles et soupirs d'un musicien
Elle est passée par ton oreille
Elle s'enfuit à tire d'aile
Une chanson un petit rien
Souffles et soupirs d'un musicien
Elle est passée par ton oreille
Elle s'enfuit à tire d'aile.

jaquette réalisée par Jean Claude Di Ruocco
AH! SI LES FLEURS N’ÉTAIENT QUE BELLES…
TOUSSAINT le sourire des fleurs la menace des peurs
Toussaint poser ses pots sur la tombe des télévisions
où s’entassent les mauvaises questions qui cassent les boussoles des citoyens
Toussaint toi qui nous a tant donné nous avons trouvé la force vitale de t’accompagner jusqu’au bout
ici dans notre maison donnant sur le jardin de mai
Tousssaint une épreuve pour une mort annoncée par ceux qui étaient censés te guérir
Toussaint guérir la vie mon amour toi qui fus vivante jusqu’à la veille de ta mort
Toussaint en dépliant toutes nos questions – les bonnes – nous pourrions chercher ensemble comment – même imparfaitement – remédier à notre crise d’identité…sans nous déchirer
Ah ! Si les fleurs n’étaient que belles…*
Senancour
voix JJ Dorio
auteur compositeur

envoyé pour 15 euros
LA POÉSIE DE TOUTES LES MANIÈRES
La poésie frêle et réelle
débile et forte
ancrée
en exil permanent
inutile essentielle
simulacre des poètes chrétiens
messe pour le temps présent
source rivière
fleuve qui s’en va se disperser
dans la mer
notre mourir
La poésie de toutes les manières
est la grande illusion
l’idéal plus mince qu’une feuille de papier Job
le paletot de Rimbaud
la pelote de langage qui une nuit
après bien des nuits passées à la rouler
nous échappe
La poésie inaliénable et sacrée
disparaît à vitesse grand V
du monde marchand
où tout s’achète et tout se vend
fors le don essentiel
de l’enfance de l’art
CANTILÈNE D’UN JOUR D’AUTOMNE
Le dernier jour d’octobre aujourd’hui
À l’automne de ma vie
La main du temps
Me sert ses cantilènes
Mélancoliquement
Ou bien
Loin des clichés
sanglots longs
et amours jaunes
C’est Marcel Proust
qui se souvient
d’un marchand d’escargots
On les vend six sous la douzaine !
Rouge auroral
La page tend ses bras
Aux voyageurs solitaires
Qui la déchirent
Ou la reçoivent
les lèvres frémissantes
Inexplicablement