ÉTINCELLES DE POÈMES ÉPARPILLÉES PAR MISTRAL

un poème n’est jamais seul un poème peut en cacher un autre un poème popo aime clément marot la mort n’y mord





  un poème est toujours inédit un poème d’attaque comme un solo de Trane un poème guilleret est un poème de belle lurette





  un poème naît d’un étonnement et meurt sans royauté aucune aussi indigent qu’un fossoyeur*   *Hubert Haddad





  un poème sans poésie se perd dans la prose du monde un poème en forme de cœur est une marque déposée par un certain Kostrowitzky   un poème au grand cœur quand il a fait sa vie dort son sommeil sous une humble pelouse*   *Baudelaire





  un poème pour les médias c’est rien de rien de rien de rien c’est comme Pluton la planète oubliée c’est (pardonnez ma langue verte) le trou du cul du système solaire*   *Joachim Montessino  





un poème à la fin des fins se retourne comme un gant sur l’inconnu





      MISTRAL





    C’est Mistral – le vent pas le bonhomme – Qui écrit ce soir Mon poème





  Pas un nuage – ni amoureux ni en pantalon Pas un langage – qui prendrait feu –  





Mais sur vélin Pur chiffon d’Arches Cette pelote de mots  





Elle va de ci de là Sur la pelouse de poussière Balandrín Balandran





Frêle chant Ciel de cendres Balandran Balandrín





Pour nos morts Et pour les Égarés    

     


	

À MES LECTEURS DE BONNE FOI

C’est icy un livre de bonne foy, lecteur.

Les Essais de Montaigne





Je n’aurai jamais le temps de me prendre au sérieux

Ni – rassurez-vous –de me pendre au réverbère





Je n’aurai jamais le temps de lire tous les livres qui m’entourent

Mais chacune de leur page qui me renouvelle me fait oublier

La peur de ne pas parvenir au bout du voyage





Je n’aurai jamais le temps de réparer toutes les pièces qui me constituent

Mais j’aurai ouvert mes lignes à ce lecteur de bonne foi :

Il ne sait rien au juste mais son énergie en mouvement réside

dans le transport du corps de l’esprit et des sens





« Ayant l’expansion des choses infinies

[…] Qui chantent les transports de l’esprit et des sens »

Baudelaire (Correspondances)


	

SOLSTICE D’HIVER MES OS SONT FROIDS

voix paroles et musique
Jean Jacques Dorio
accompagnement Philippe Bruguière
 
 CD 19 chansons 
écrites et mises en musique par JJ Dorio
dont 9 poèmes de Victor Hugo
  enregistrement juillet 2019
 au studio Le Petit Mas Martigues

 Livret réalisé par Jean-Claude Di Ruocco
 textes des chansons et illustrations
photos de Noémie Dorio
  
 exemplaires hors commerce
 en échange de 15 € chèque ou espèces
 adressés à

  Jean Jacques Dorio
 9 rue de la Bergeronnette
 1500 Martigues