Ça sort pas toujours d’un enfant un poème D’un bébé à la bouche d’escargot un poème D’un enfant de poche dans un livre de poèmes L’enfant du petit cheval Qui fait tourner le manège des poèmes Dans la maison d’école Où on récitait chaque matin nos poèmes Que l’on traçait avec nos bâtons et nos craies Un poème Où l’on écrit toute sa vie son nom : LIBERTÉ
tout va bien tes musiques mises en vers tout va mal mon beau décrocheur d’étoiles* *Tristan Corbière tout va bien tes deux mains sur mes hanches tout va mal une pierre dans ton cœur tout va très bien madame la marquise tout va très mal monsieur le rimailleur tout va bien toi le mistral ieu l’auta* tout va mal toi l’éternel moi l’éphémère *moi le vent d’autan tout va bien tant bien que mal couci couça tout va mal nul n’est heureux au paradis
*** chansonci-dessous cliquez sur le titre un ptit coin d'paradis paroles et musique JJ Dorio album "Chansons de quatre sous" enregistré au studio Le Petit Mas Martigues 2016
un peu d’alexandrins ça repose des brumes des bruits de la cité des querelles intestines du fracas des télés que les pauvres allument pour écouter Machin pour la pub de Titine un peu d’alexandrins on peut casser la rime ainsi fait ce poème indigne du désir très pur qui le dicta* mais enfin il existe je l’atteste je l’affirme dans le petit matin la lumière et l’exil de celui qui écrit sur l’ardoise du temps ce peu d’alexandrins *Léon Gabriel Gros
manuscrit premier jet sur fond de toile aux encres et acryliques titre : il n’y a pas de mots dans mes figures Dorio
UN LONG REGARD SUR LE CALME DES DIEUX Activité : dans l’esprit de ces lettres qui vont composer peu à peu le corps de mon texte, j’agis, je déplie l’éventail de mes capacités, en conscience. Conscience, claire et confuse, ou plutôt, la confusion m’est naturelle, mais je cherche par essais successifs, à y voir plus clair. Mes maux proviennent des souffrances réelles d’une vie fléchée par les dieux malins et cruels, et par les mots pour le dire qui, à la diable, s’entrechoquent, à tort et à travers.
Je cède alors, comme dit le Poëte, l’initiative aux mots. Mais céder n’est pas concéder : Aussi bien, en tant qu’il a des idées claires et distinctes, qu’en tant qu’il a des idées confuses, l’Esprit s’efforce de persévérer dans son être pour une durée indéfinie et il est conscient de son effort. C.Q.F.D.
Ma boucle pour l’heure semble se refermer, mais c’est pour mieux, tant que je vivrai, toujours toujours recommencer :
Espérance après une pensée qu’un long regard sur le calme des dieux.
* merci à Spinoza et à Paul Valéry moi humble troubadour sur eux je renchéris selon Brassens