AH! SI LES FLEURS N’ÉTAIENT QUE BELLES…





TOUSSAINT le sourire des fleurs la menace des peurs

Toussaint poser ses pots sur la tombe des télévisions

où s’entassent les mauvaises questions qui cassent les boussoles des citoyens

Toussaint toi qui nous a tant donné nous avons trouvé la force vitale de t’accompagner jusqu’au bout

ici dans notre maison donnant sur le jardin de mai

Tousssaint une épreuve pour une mort annoncée par ceux qui étaient censés te guérir

Toussaint guérir la vie mon amour toi qui fus vivante jusqu’à la veille de ta mort

Toussaint en dépliant toutes nos questions – les bonnes – nous pourrions chercher ensemble comment – même imparfaitement – remédier à notre crise d’identité…sans nous déchirer

Ah ! Si les fleurs n’étaient que belles…*





Senancour
L’amour des roses de la vie
voix JJ Dorio
auteur compositeur




enregistré cet été au Petit Mas de Martigues
envoyé pour 15 euros

	

L’AMOUR DES ROSES DE LA VIE

Dans mon pays, on emprunte ce qui peut se rendre augmenté.

René Char

L’amour des roses de la vie
Voix paroles et musique
Jean Jacques Dorio
accompagné au piano par
Léo Cotten

 CD 19 titres originaux
enregistrés cet été
au studio Le Petit Mas Martigues
photo Noémie Dorio

procurez-vous svp le cd ci-dessus
(19 titres : musique originale JJ Dorio)
Livret des textes des chansons (9 Dorio+ 9 Victor Hugo+ 1 Jean Claude Di Ruocco)
réalisé par Jean-Claude Di Ruocco

en échange de 15 € chèque ou espèces
avec votre adresse postale
adressée à

Jean Jacques Dorio
9 rue de la Bergeronnette
1500 Martigues

(tiré à 100 exemplaires
Il en reste 70 à envoyer)

MA CHÉRIE

accompagnement (charango, percussions) Philippe Bruguière

voix Jean Jacques Dorio

  
MA CHÉRIE MA CHÉRIE
 
Paroles et musique JJ Dorio
 
Ma chérie ma chérie ma chérie
Comm’ c’est bête comm c’est bête com c’est bête
T’es partie t’es plus là ma chérie
En allée pour toujours dans ta nuit
 
Mais je sais mais je sais ma chérie
Tu m’dirais tu m’dirais quoi qu’on dise
Continue mon amour de chanter
De chanter et même de composer
 
Tes musiques tes accords tes poèmes
Pour ceux qui Pour celles qui sont en selle
Sur la vie sur l’amour sur la mort
C’est pareil après tout si on y pense
 
Ma chérie ma chérie ma chérie
Comme c’est bête com c’est bête com c’est bête
T’es partie t’es plus là ma chérie
En allée pour toujours dans ta nuit






album nouveau
20 titres

envoi postal en échange de 15 €

Jean Jacques Dorio
9 rue de la Bergeronnette
13500 Martigues

JE N’ARRIVE À VIVRE BIEN QU’AVEC LA NUIT

 
Je n’arrive à vivre bien qu’avec la nuit.
Aveugle d’abord, durant ce fameux premier somme,
où s’introduit et nous agite la folle du logis.
Puis les yeux se dessillent et l’on suit les pas du premier venu,
un livre qui nous a endormi, ou un autre que l’on va chercher
à tel endroit de sa bibliothèque,
soudain pris par la manie de le consulter à nouveau.
Cette nuit c’est Hugo,
Tous deux muets nous contemplâmes le ciel où s’éteignait le jour,
Que se passait-il dans nos âmes ? Amour Amour !
C’est le corps ma compagne, longtemps à mes côtés,
c’est son corps dont je n’apprends pas à me passer.

Puis les yeux à nouveau fermés,
je vois se dessiner « demain dès l’aube »,
le sonnet dédié à Léopoldine
dont la mort laissa trois ans, dit-on, le père Hugo,
sans plume et sans papier.
Une voix venue d’Outre-Tombe me le récite,
mais « coince » soudain sur un vers,
celui qui suit « je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps ».
Je sais qu’il est question de « pensées »,
de celles qui nous plongent, contre notre gré,
dans nos ténèbres intérieures.
 Je fais alors la lumière et mets un terme à ce texte ainsi couturé.
Par sa perte.


	

ON DIT

On dit on ne badine pas avec l'amour
On dit il pleut il pleut bergère
Ô Tour Eiffel !
On dit la mer la mer toujours recommencée
On dit adieu à Alfred de Musset

On dit on achève bien les chevaux
On dit des souris et des hommes
On dit le cimetière des éléphants
On tire le diable par la queue

On dit lira bien qui lira le dernier
On dit le vieil homme et la mer
On dit le vieux qui lisait des romans d'amour
On brûle ses livres Fahrenheit 451

On dit c'est moi qui souligne
On dit c'est moi qui traduis
"Moi dont la figure du Paradis
Se reflète dans ma bibliothèque"*


*Yo que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca

Borges