UNE LITANIE ÉCRITE AU LIT (reprise du poème 5)





reprise du poème 5
Il faut écrire
pour ne pas être lu
C’est le paradoxe

Il faut lire
Le cru et le cuit
à toutes les équinoxes

Il faut compter
Nos pas perdus
Dans nos petits châteaux de Bohème

Il faut regarder
la Grande Ourse
en lisant ce poème

Il faut écrire
Comme un Prévert
Qui se la coule douce

Il faut lire
Comme une bête
Ange ou pource*

Il faut poursuivre
Cette litanie
Adressée à un lecteur innocent
Que l’on course


*Rimbaud (un hapax)

QUAND RÊVE M’ENVELOPPE DANS SON LINCEUL

manuscrit
photo tronquée
écriture et « hypnographies »
à l’encre de Chine
Dorio 16/05/2020





Je me réveille je perds le fil
Du rêve qui était en train 
De me tisser une de ses histoires
Où il m'enveloppe dans son linceul
Pour me rendormir oublier Rêve
Je me mets à compter
Les grains de sable de l'Univers
Qui nous regarde
Compter ce qui n'a ni début
ni fin

Je me rendors je me réveille
Et même "entre" ces deux temps-là
J'aide le vieil écrit a tisser sa toile
Fantôme errant dans sa bibliothèque
Qu'un autre que lui nommait
Sa librairie

Ainsi vivace le corps écrit
Pense ses plaies
Marche sur les braises
De ce volcan
Qui peu à peu
S'apaise
16 mai 2020