Où sont passées mes pantoufles (ad libitum)
Mes pantoufles mes pantoufles mes pantoufles toufl’s toufl’s
Jean Constantin chantant et se démenant
S’accompagnant au piano droit
C’était du spectacle
Un spectacle hilarant
Où sont passés mes poèmes (ad libitum)
Mes popos mes popos mes poem’s ems ems
Ça fait moins rire
Ça tombe à l’eau
Mais ça fait rien
J’ai essayé
Sortant mes pousses nouvelles
De ce bourbier
Dans lequel pataugent
Les poètes
Qui viennent se vendre
Au marché de la pouésie
Londres dernière mardi 23 janvier 2024
Tag Archives: poème
LA FORME POÈME
« Le poème que nous donne la poésie n’a pas de forme ni de contenu, il est la forme et le contenu » Jean-Marie Corbusier (Le journal des poètes)
La forme poème
Une page blanche
la dicte
au stylo noir
L’enfant que j’étais
les recopiait
sur un cahier de poésies
leur faisait
des dessins coloriés
et les apprenait
par cœur
Le temps a passé
toute une vie
bientôt
et je continue
après la page blanche
une autre page blanche
celle-là est jaune
d’ailleurs
comme les Amours
d’un certain Tristan
La forme poème
Un mélange de vide
et d’entêtement
Martigues 14 décembre 2023
QUI PARLE DANS LA NUIT
Quelqu’un qui parle dans la nuit
En lisant des poèmes que personne
N’a jamais vus ni par conséquent lus
Des poèmes que l’on sort pour prendre l’air
la nuit venue Que l’on donne en pâture
aux fourmis aux nuages à l’oubli
On ne sait qui les écrivit
Divisé mécontent sans espoir
Uni dans la joie en chantant
Quelqu’un qui croit parfois
Qui croit encor Qui croit ainsi
Renouveler le monde
Multipliant les mots de passe
Amont aval remous regrets
Remords râle gazouillis
Quelqu’un qui passe
Quand tous les morts sont partis
Au grand bal des poésies
ENCORE UNE PHRASE
Encore une phrase
Jouant avec les lignes
D’un poème pour l’écrire
Comme on voit dans les livres
Les lèvres la relisant
Comme faisaient nos ancêtres
En découvrant religieusement
les nouvelles
Sur le journal du matin
Encore une manière
De parler au papier
De prononcer pour soi
Quelques mots sur les guerres
en cours
Sur leurs atrocités
Sur l’enfant au tambour
Qui lance un appel
Aux dieux de la paix
UN POÈME APPROXIMATIF
Autrefois j’entendais la chouette Qui me servait d’horloge de nuit Maintenant plus d’hou hou d’un hibou Mais des cloches qui sonnent sans raison Quand je feuillette l’homme approximatif