se diffracter
se défaire
de soi
comme l'escargot
laissant
une trainée
légèrement
luminescenteles mots qu'on bave
s'effacent sur le pré
sur la toile
sur le papier
ça n'a aucune
importance
seul un haiku
est restél'écriture graphie
dessine des arabesques
jusqu'à l'infiniDominique Ebrard
https://estourelle.blogspot.com/
se diffracter hypnographies dorio 22/07/2023
se diffracter voix et musique dorio 22/07/2023 9h54
Entendre, que dire, que faire, il dort et il sourit, nous y sommes, et sommeillant nous sommes, de balcons en terrasses, et d’escaliers à la récolte tu ne tiens plus, tu ne domines plus, ils sont ici, et sommeillant ils sourient, les enfants en dormant, je tremble et je te dois, nous sommes, et y allant, et reprenant, et comprenant, de rêves en dérives, de cour en avenir, et d’espérance, du bleu et du vert, et des oiseaux, je chante et tu surviens, y sommes-nous vraiment, entendons-nous ce qui reste de courage, les yeux fermés et sommeillant, il sourit, je suis à cette dérive, je pose, tu trembles et tu reprends, tu tournes et plus rien ne t’agite, je te dois, je te dis, je sème et tu récoltes, y sommes-nous vraiment, en serons-nous encore, au calme et au feu, franchissons, détournons, commençons, les rives et les lois, le juste et le morceau, tu tiens à la main le reste de bois, et neuf, et commentant tu règnes et je comprends, j’entends, je tremble, tu évites de plus et de loin, de retrait et en garde, il faut encore que le supplice dure, et tenu, et tiré, tu cernes et je comprends, encore, et encore, quoiqu’il se passe, et quoiqu’on dise, il faut une tête pour tout comprendre, il faut une main et un cœur pour tracer, je te retiens et tu éclaires la route, soleil et ombre portée, je tiens et tu réclames, je veux et tu indiques, et sur le sable et sous les pieds, on arrache, on reprend et de proche en lointain, tu griffes le chemin, cœur épouvanté, le vent te retient, tu tournes, et je décide les ombres et les pleurs, les rives et la main, tu griffes et je couronne
(entendre sans trembler, vivre sans y penser)
À la main et au pied, balle au bond et murs étrangement lavés, tu racles et tu concèdes, y sommes-nous encore, entendons-nous combien de rives et de larmes, de pierres et de troncs, de verres et de tables, idées assemblées, cœurs évanouis directement au tremblement, subitement à la confession, je suis, je tourne, tu épargnes mes peines et mes joies, douleurs en apparence et rires déposés, devant ceci, devant cela, de fer et de terre, et pots, tout va encore et encore, fontaine à ta pierre, je te casse d’efforts et d’habitudes, et de sourires en feuilles blanches, tu crisses et je broie craie et cadence, de point en point et de traces en prières, tu présentes et j’entends je tiens, et tu reprends, nous sommes et nous sommes, et sommeillant, et tremblant, sur le bord, sur la rive, depuis, et plus encore, de vagues, en sanglots, et de citrons en aubépines, la main griffée, le reste au chaud, de dérives en accomplissements, et de miracles en escalier,
(entendre sans trembler, vivre sans y penser)
Un pas spécial, un saut sur l’herbe, et au pied de l’arbre, je tremble et tu réserves.
Une trace
Laisser une trace
Comme un baiser
Un sourire
Et disparaître
...
N être plus
Qu’un souffle
Dans les feuillages
Une couleur
Une odeur
Un poème
Interrompu
...
Que de mots tenus
Sur une route incertaine
Nous sommes ainsi
Proches et lointains
Dans la fraternité
Et le souvenir vivace
...
L’orage attend
Son heure
Nous rêvons alors
Des amis disparus
Leurs sourires
Leurs poèmes
Bien inscrits
Tout près du cœur
...
Il pleut longtemps en nous
Danielle NabonneUN BEL ÉTÉL’éclair de l’instant L’Attention portée aux chocs verbaux Qui rencontrent nos émotions JJD
Michel Cosem qui vient, hélas, de nous quitter, n’a jamais laissé passer la fin juin sans m’envoyer une petite carte bristol où il me souhaitait, de son écriture simple et élégante, un bel été. J’ai imaginé qu’à l’instar de ce premier poème que vient de m’envoyer Danielle Nabonne, chacun.e d’entre vous, pourriez participer, à votre guise (poème ou prose poétique), au paradoxal far niente d’un temps suspendu où la vie semble ne reposer que sur notre bon vouloir. Envoyez vos textes svp sur mon adresse mail ci-dessous et je les "posterai" les uns après les autres, en souhaitant qu’ils suscitent en vous un désir d’en faire votre miel (en lisant en écrivant). Merci d’avance pour votre désir d'échanger nos belles utopies. Jean Jacques Dorio
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Je lance un scud sur Scudéry
Un missile imbécile sur
Zéphyre la Belle Endormie
Qu’il écrivit d’une main sûre
La Belle du sonnet repose
Les yeux fermés pleins d’agrément
Ses seins demi-nus palpitant
Son haleine parfum plus doux
Que l’esprit de musc et de rose
Le Poëte on le lit abuse
Use de figures futiles
Mais qu’il me plait de retresser
C’est une dame revisitée
Par des métaphores qui filent
Georges de Scudéry (1601-1667)
série : Lir'écrire encor des sonnets ? Il faut être sonné !